Tunisie : Non Jean Guisnel, ce n'est pas une révolte, c'est une révolution en marche

Publié le par Carland

Jean Guisnel comme tous les éditocrates liés au pouvoir de l'argent compare la révolution à une maladie contagieuse... Et non ce n'est pas une révolte, c'est une révolution. On peut concevoir que vous en ayez peur mais ne tordez pas les faits pour vous rassurer et tromper les gens qui lisent vos éditos.

Pauvre Jean Guisnel, il est lui même victime d'une maladie contagieuse qui gagne tous les despotes et l'oligarchie mondiale avec ses larbins : Et si ses salaud de pauvres arrivaient à bout du capitalisme !

Carland


Titre original : Révolte tunisienne. L'effet domino ?

Après le coup d'éclat tunisien, les régimes de la rive sud de la Méditerranée, notamment l'Égypte, semblent fragilisés par la montée de la contestation. Mais l'armée et la police restent, dans ces pays, fidèles à leur dirigeant.

La révolution tunisienne est-elle contagieuse ? Telle est la question que se posent tous ceux qui n'avaient pas voulu, ou pas su la voir venir. Pour ne pas se tromper une nouvelle fois, ils pronostiquent aujourd'hui en grande hâte une version nouvelle de la théorie des dominos. Tous les régimes despotiques de la rive sud de la Méditerranée, du Maroc à l'Algérie, en passant par la Libye et l'Égypte, se trouveraient menacés et les tyrans sur des sièges éjectables.


Des armées choyées et fidèles

Sans même nous interroger sur la nature profonde de la rébellion tunisienne, observons que les régimes voisins paraissent sans aucun doute fragilisés par ces événements, mais qu'ils s'appuient sur des forces policières et des armées choyées, dont la fidélité demeure. Celle-ci est sans doute sujette à caution, mais chacun des membres des forces de sécurité sait que sa situation personnelle deviendrait très problématique en cas de changement de régime. Un argument qui favorise la loyauté au système en place, et les tirs dans la foule révoltée ! N'oublions pas non plus la part des impondérables : ni les journalistes, ni les diplomates, ni les espions n'avaient prédit ce qui s'est passé en Tunisie.

La rage et la détermination

Sans doute certains avaient-ils souligné les lignes de fractures, la corruption, les tensions sociales, les risques inhérents à la mise en coupe réglée du pays par une caste sans légitimité ni la moindre assise populaire. Mais encore ? Cette situation prévaut depuis des décennies, à quelques différences près, dans tous les pays du sud méditerranéen. Hosni Moubarak est au pouvoir en Égypte depuis 1982, et Mouammar Kadhafi, en Libye, a réussi son coup d'État en 1969 ! Abdelaziz Bouteflika est l'homme fort de l'Algérie, malgré sa santé plus que chancelante. Ces trois dictateurs sont tous confrontés au désir de faire perdurer leur régime, y compris après leur mort et la rue sait bien que la période est propice pour faire basculer le destin. C'est le peuple qui fait les révolutions. Et ce sont d'abord sa rage et sa détermination qui renversent les despotes. Il faut également pour y parvenir des conditions politiques très singulières, et d'indispensables alliances entre groupes sociaux généralement opposés.

Proche de l'embrasement

On a sans doute accordé trop d'importance à l'usage par les manifestants tunisiens des nouvelles technologies de l'information. Leurs frustrations, le chômage généralisé, les élites bien formées mais contraintes aux petits boulots, avaient-elles vraiment besoin de Twitter ou de Facebook pour se mobiliser ? Nous verrons bien ce qui se passera en Égypte, le pays qui semble aujourd'hui le plus proche de l'embrasement, et qui a coupé les communications avec les réseaux sociaux électroniques. Le régime vacille, et tout est possible. Y compris le bain de sang, lors de ces manifestations de rue qui se multiplient, et que l'on n'avait pas vues avec une telle ampleur depuis trente ans. Mais attention ! Le possible n'est pas le probable. Pas encore... N'oublions pas la boutade du physicien danois Niels Bohr. Il avait compris que « la prédiction est un art difficile, surtout quand elle concerne l'avenir. »

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Publié dans Actualité

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