« Un bordel monstre » : pourquoi Carrefour ne retient pas la nuit
Ce n'est pas la santé de ses salariés que Carrefour a décidé de protéger. Si Carrefour recule sur son plan foireux de travail de nuit c'est uniquement pour des considération financières.
Un reportage très intérssant qui montre bien à quel point les salariés ne sont considérés qu'en tant que variable d'ajustement. Comme du linéaire que l'on place et déplace.
Carland
Mi-septembre, l'enseigne de grande distribution a abandonné l'extension du travail de nuit dans des hypermarchés.
Evidemment, ils rayonnent. Travailler de 2 heures à 9h30 pour remplir les allées des hypermarchés sera bientôt de l'histoire ancienne pour les salariés de Carrefour.
Ce coup d'arrêt à l'extension du travail de nuit, déjà très présent dans la grande distribution, est une « excellente nouvelle », se félicite Michel Enguelz délégué central FO, syndicat maison le plus important. Un retournement assez rare puisque la tendance est à l'explosion de ce mode de travail. De 2,5 millions de salariés concernés en 1991, on est passé à 3,6 en 2008.
Dix-sept hypermarchés concernés en France
Testée sur deux magasins en 2010, la nouvelle organisation des hypermarchés s'accompagnait d'un surplus d'heures de nuit. Ce « modèle opérationnel » a ensuite gagné quinze autres hypers début 2011. Les syndicats craignaient donc une généralisation aux deux cents et quelques autres enseignes du même type. D'où leur soulagement lorsque mi-septembre la direction a décidé d'abandonner l'extension du travail de nuit.
« Au terme de cette période de test, la direction des hypermarchés a constaté que cette organisation ne répondait pas totalement aux objectifs fixés », explique-t-on avec un art consommé de la litote chez Carrefour. Difficile d'obtenir plus de détails de la part de cette entreprise à la communication très maîtrisée.
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