Tunisie : Ben Ali en route vers Malte... avant Paris ?
Si ben ali était accueilli sur le sol Français, il doit être immédiatement arrêté. Toute aide du gouvernement Sarkozy à ben ali ferait de lui et de ses représentants des complices d'un assassin traitre et devrait eux aussi être traités comme tels.
La France des droits de l'homme ne peut pas être la patrie des dictateurs déchus !
Carland
Après un mois de contestation,le président tunisien a quitté le pays. C'est le Premier ministre, Mohammed Ghannouchi, qui prend la présidence de façon transitoire.
Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, confronté à une crise sans précédent, a quitté ce vendredi la Tunisie, ont indiqué deux sources proches du gouvernement. Son avion se dirigerait vers Malte.
Le pilote a "pris contact avec la tour de contrôle de l'aéroport de La Vallette, mais seulement pour survoler l'espace aérien et pas pour atterrir", a indiqué ce porte-parole du ministère maltais des Affaires étrangères. Il a précisé que l'appareil se dirigeait "vers le nord".
"Ben Ali a quitté son pays après une contestation sans précédent de son régime, réprimée dans le sang. Une marche hostileétait organisée ce vendredi à Tunis et en province, au lendemain du discours prononcé par le président, dans le but de calmer la colère populaire. Il avait alors promis de ne pas briguer de nouveau mandat en 2014.
Puis, ce vendredi après-midi, il avait limogé le gouvernement et annoncé des élections anticipées d'ici six mois, d'après une annonce faite par le Premier ministre, Mohammed Ghannouchi.
C'est ce dernier, vice-président du parti au pouvoir (RCD) depuis 2008 et Premier ministre du président Ben Ali depuis novembre 1999, qui doit occuper la présidence tunisienne, de façon temporaire. Une nouvelle annonce officielle a été faite en ce sens, à la télévision tunisienne ce vendredi soir. Il s'est aussitôt engagé à "respecter la Constitution".
La durée de cette transition et son issue restent incertaines. Les manifestants tunisiens, eux, espèrent des élections anticipées le plus rapidement possible.
Des coups de feu à Tunis
Des appels à de nouvelles manifestations sont déjà visibles sur Twitter, alors que cette transition est perçue avec un grand scepticisme.
Des tirs d'armes automatiques auraient également été entendus ce vendredi soir dans le centre de Tunis sous couvre-feu, ont rapporté des journalistes de l'AFP. Il n'était pas possible de déterminer la provenance exacte de ces tirs dont l'écho a résonné dans la ville où seuls des agents des forces de l'ordre sont présents.
Réactions internationales
La Maison Blanche a été la première à réagir. "Nous pensons que le peuple tunisien a le droit de choisir ses dirigeants et nous suivons de près les derniers développements en Tunisie", a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Mike Hammer. En France, le président Sarkozy et le Premier ministre François Fillon étaient en réunion ce vendredi à 19h45 pour parler de la situation en Tunisie. Selon l'Elysée, "aucune information n'atteste la venue de Ben Ali en France".