Scandale sanitaire du Mediator. L'Agence du médicament saisie dès 1998...

Publié le par Carland

Il doit trembler de rire le père Servier et grand ami de Sarkozy face à l'intention affichée de la CNAM de faire valoir ses droits. Comme si la CNAM allait faire des misères à l'ami du président. Comme si on était encore dans un état de droit.

Tout les spécialistes le savaient Servier en tête que son médiator était un médiateur avec l'au delà. Rien n' y a fait : le bizness encore une fois est passé avant la santé. Les labos font la pluie et le beau temps au royaume de Sarkozy.

La seule manière d'indemniser les victime est radicale mais efficace, elle est juste : elle consiste à confisquer la fortune de Servier !

Ras le bol de voir les capitalistes confisquer les bénéfices et socialiser les pertes dues à leur à leur cupidité.

L'exemples des banques doit nous faire réfléchir, qui après avoir pompé l'argent public nous font de grands bras d' honneur.

Carland


L'Agence du médicament avait été saisie, dès 1998, par des médecins de l'Assurance-mala- die bourguignonne qui doutaient de l'«efficacité» et de la «sécurité» offertes par le Mediator.

Des médecins de l'Assurance-maladie de la région Bourgogne avaient alerté l'Agence du médicament, dès mars1998, dans un rapport, du coût très élevé du Mediator pour la collectivité ainsi que de son «efficacité» et de sa «sécurité», a révélé, hier, Le Figaro. Pour la seule région Bourgogne, la facture pour la Sécurité sociale s'élevait à quatre millions de francs par an, selon ce document adressé à l'Agence du médicament. Les médecins de l'Union régionale des caisses d'assurance-maladie (Urcam) Bourgogne s'interrogeaient également sur «l'efficacité» et «la sécurité» de la molécule des laboratoires Servier.

L'utilité réelle du Mediator posée

«Bien que faisant partie d'une liste de substances anorexigènes... le Mediator ne fait pas l'objet d'une prescription restreinte», déploraient-ils. «On ne peut que s'étonner de cet état de fait qui prend une dimension particulière lorsque l'on pose, parallèlement, la question de l'utilité réelle du Mediator sur un plan médical».

«Indications non respectées»

Ces professionnels de santé recommandaient «un reclassement dans le groupe des amphétamines avec la législation qui s'y rapporte (prescription restreinte)» comme «mesure de premier niveau (...)Au delà, on peut s'interroger sur la légitimité à rembourser un médicament dont les indications thérapeutiques ne sont pas respectées et ne répondent donc pas à un souci de qualité, de sécurité et d'efficacité», écrivaient-ils.

La Cnam «fera valoir ses droits»

Le Mediator, médicament destiné aux diabétiques en surpoids et largement détourné comme coupe-faim, a été commercialisé en France de 1976 à novembre2009, date de son retrait du marché. Utilisé par cinq millions de personnes, il pourrait être responsable d'au moins 500 à 2.000 décès, selon les estimations. Entre1999 et 2009, il a coûté 423 millions d'euros à la Sécurité sociale et aux complémentaires santé, selon une note de l'Unocam, qui réunit fédérations d'assurances et mutuelles complémentaires santé. La Caisse nationale d'Assurance-maladie (Cnam) «fera valoir ses droits» dans les procédures juridiques qui seraient intentées par des victimes du Mediator contre son fabricant, les laboratoires Servier, a souligné, samedi, le directeur de la Caisse, Frédéric Van Roekeghem. n° vert appel gratuit 0800 08 25 21

Source : http://letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/mediator-l-agence-du-medicament-saisie-des-1998-28-12-2010-1160818.php

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Publié dans Santé

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