Prévert et son temps perdu sont revenus !

Publié le par Carland

 

 

Mais t’est qui toi camarade poète

Moi, c’est Jacques. Jacques Prévert et je t’emmerde

 

Oui ça j’ai bien compris. Mais t’es mort alors ferme ta clape !

Ah, tu t’es rendu compte aussi que je suis dangereux ?

 

Mais tu es mort. Ecrase et respecte l’esclavage

Mais non, tu vois même mort je rayonne

 

Un crève la faim qui vient des années trente…

Oui, et alors on y reviens non ?

 

Paroles et paroles et…

Eh, oh, du con, j’ai jamais écris de chansons niaises moi

 

Oui mais faudrait voir à ne pas parler soleil à des ouvriers

Ah enfin tu le dit ce que tu as dans le bide

 

Mais aussi t’es marrant toi, je fait comment les jours de soleil ?

Comme les jours de pluies. Tu crois pas ?

 

Eh petit poète du siècle dernier…

Mort et enterré et quand je parle du soleil et de camarades…

 

Mais comment on va faire avec toi ?

Rien, je suis mort. Je suis paroles et plus si affinités

 

Oh maboul va… Viens pas radoter maintenant qu’on leur a écrasé la gueule…

A qui vous avez écrasé la gueule du gland ?

 

Heu, mais tu sait bien aux ouvriers, non aux techniciens… heu aux chômistes aussi

Tu vois tête de nœud ?

 

Non, je vois pas. J’ai fait bac plus option « encaisse la thune » pas poète

Moi c’est mon pote le soleil qui n’a pas le bac qui m’a dit : ils dorment !

 

Et qui c’est ce soleil ?

Oh rien. Il brûle seulement les profiteurs

 

Oufffff, j’ai eu peur !

Tiens tu sens le cramé toi. Moi je suis mort, je dis rien

 

Ce jour là, le soleil fâché,  a créé une sécheresse. Pire qu’en soixante seize. Peut être un peu en colère le camarade soleil de voir les amis de Jacques tout rabougris et rachitiques malgré leurs visages d’enfants.

 

Moi je racontes ce que j’ai cru comprendre hein ! Eh, Oh, pas de ma faute si j’entends le vieux gueuler en haut en disant à son poteau le soleils : P’tits cons, P’ites connes. Vous allez arrêter vos manières de tarlouses et passer aux choses sérieuses un jour.

 

Moi j’ai en entendu ça, maintenant peut être que je rêvais. Et pis même si je rèvais hein ? Oui je sais ça te fait peur d’arracher la chaîne et le collier… Si tu savais le goût de la liberté ? Oui c’est risqué la liberté. Mais le grand Jacques est là avec le camarade soleil et lui il t’aimes tel que tu est. Si, si, je te le dis. Parole !!!

Carland

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Publié dans Poésie

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