Mobilisation antinucléaire à Brest : 150 personnes en soutien au peuple Japonais.

Publié le par Carland

Environ 150 personnes se sont retrouvées hier, en fin d'après-midi, sur la place de la Liberté et devant le monument aux morts, en soutienau peuple japonais après le tsunami et la grave menace nucléaire.

Habituellement une poignée, au mieux quelques dizaines, les antinucléaires de la région brestoise ont reçu du renfort, hier soir, après les événements dramatiques qui ont touché la côte est du Japon. «Réussir àmobiliser ces 150 personnes en moins de 24heures, cela montre combien la population est réceptive au drame que vivent actuellement les Japonais». «Drame qui pourrait parfaitement survenir en France», enchaînaient les différents porte-paroles des groupes mobilisés.

Le risque militaire

Pour l'écologiste Christian Bucher, «la catastrophe nucléaire japonaise nous montre combien tout ce que l'on a pu nous raconter sur le nucléaire était faux. Tout le discours servi depuis le démarrage de la filière s'effondre, les certitudes ont explosé». Et de poursuivre: «Les spécialistes de l'atome japonais nous montrent que toutes les dispositions et le savoir-faire ne suffisent pas à maîtriser une technologie vraiment àpart. On n'a pas cessé de nous expliquer que le nucléaire était une technique comme une autre, maîtrisée comme les autres. Ledrame japonais prouve l'inverse».

Évidemment àBrest, la question du nucléaire militaire est revenue sur le tapis: «Malgré toutes les paroles rassurantes des militaires, nous souhaitons rappeler que des sous-marins et tout un arsenal nucléaires évoluent et sont stockés à la pointe bretonne (Ile-Longue), ont rappelé, hier, les opposants de la première heure. Là encore, on nous explique que les chaudières nucléaires des sous-marins et que les missiles nucléaires ne peuvent pas déclencher de catastrophes, que physiquement, la chose est tout à fait impossible, que le potentiel d'explosion est sans rapport, que toutes les mesures de sécurité et de sûreté sont prises... Le Japon était aussi présenté comme l'une des nations maîtrisant le mieux le risque nucléaire».

Le début de la contestation

Sans chercher à polémiquer précocément et davantage, les manifestants ont fait route vers le monument aux morts afin de se recueillir à la mémoire des victimes du séisme et de ses dégâts collatéraux. D'autres mobilisations sont prévues, notamment dimanche à Paris, àl'appel de plusieurs organisations associatives et politiques.

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Publié dans Manifestations

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