Mediator : la cour d’appel donne raison à Irène Frachon
La pneumologue brestoise Irène Frachon et son éditeur Charles Kermarec ont obtenu gain de cause, cet après-midi devant la cour d’appel de Rennes. Le docteur Frachon avait écrit un livre sur les dangers du médicament Mediator, commercialisé par les laboratoires Servier. Et cela, bien avant les révélations successives sur la nocivité supposée du Mediator.
Le livre de la pneumologue brestoise était intitulé « Mediator 150 mg, combien de morts ? ». Saisi par les laboratoires Servier, un juge brestois avait estimé le sous-titre « Combien de morts » excessif, dans un jugement rendu le 7 juin 2010. Le sous-titre du livre avait donc été censuré, et recouvert d’un cache.
Le 30 novembre dernier, Irène Frachon et Charles Kermarec avaient fait appel devant la cour de Rennes. Celle-ci vient d’infirmer le jugement brestois. Lorsqu’elle a sous-titré son livre « Mediator 150 mg, combien de morts ? », la spécialiste du CHU de Brest Irène Frachon a posé « une question pertinente, qui a contribué à faire avancer un légitime débat sur la nocivité d’un médicament mis sur le marché » : voici en substance la motivation de la cour d’appel de Rennes, rendue ce mardi.
Les laboratoires Servier devront en outre verser 3 000 € au médecin et à son éditeur, ainsi que les frais de justice des procès brestois et rennais.