Mediator. Irène Frachon raconte aux députés les pressions subies et les AXA quittent le navire Servier (video)
On a eu l'impression de prendre des risques», a-t-elle raconté devant une dizaine de députés membres de cette mission présidée par le député PS Gérard Bapt. «Quand je me suis intéressée au Mediator, un certain nombre de mes collègues étaient terrifiés pour moi», a-t-elle raconté. Elle évoque des menaces de sanctions des membres de l'Afssaps (agence du médicament) qui «émettaient des doutes sur la valeur de notre étude». Et pourtant «la suspicion apparaissait noir sur blanc». Et la pneumologue de dénoncer «la proximité entre l'Afssaps et l'industrie pharmaceutique, et la proximité de l'industrie pharmaceutique et de la communauté médicale et de recherche». «C'est une affaire assez exceptionnelle par la gravité des effets secondaires et des méthodes de désinformation du laboratoire», a dit encore la pneumologue. «Les simples chartes ne servent à rien, a-t-elle ajouté, avant de réclamer la mise en place de «barrières extérieures».
Servier lâché
Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les laboratoires Servier. Le groupe est désormais lâché par ses différents partenaires. Hier, l'agence de communication Image 7, qui conseillait les laboratoires depuis l'éclatement du scandale du Mediator, a «mis un terme à sa mission». Axa, un des trois assureurs du laboratoire, a également tenu à préciser que le groupe Servier n'était pas assuré par la compagnie pour les risques liés aux anorexigènes ou coupe-faim. «Ce qui veut dire que si le Mediator se révèle en être un, il ne sera pas couvert», a indiqué un porte-parole d'Axa.
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