Le patron de Ryanair dévisse et part en vrille

Publié le par Carland

logowhite.gifQuand la direction de la compagnie low cost Ryanair dévisse elle part en vrille, elle ne fait pas dans la dentelle. On savait que l’argent rend fou ; visiblement il rend idiot et arrogant.

Le patron de Ryanair a des principes... plutôt un principe mais qui s’applique à tous et en tout endroit de la planète. Les droits des salariés s’effacent devant le droit pour Ryanair de faire du pognon. C’est simple et pas compliqué à comprendre.

Dans un communiqué, la compagnie Irlandaise somme le gouvernement Français de « veille à ce que les aéroports français restent ouverts pendant la grève en faisant appel à l’armée pour qu’elle prenne en charge le contrôle aérien »... Rien de moins !

On ne rigole pas, c’est comme ça, le patron de Ryan Air ne sait pas et ne veut pas savoir ce qu’est le droit de grève. Le patron de Ryanair croit qu’il peut s’affranchir du droit tout simplement. Au point de se sentir assez puissant pour exiger d’un état de se plier à ses caprices.

Bien sur la direction de la compagnie habille son délire de considérations humanistes en précisant que c’est pour « que les innocents passagers aériens ne soient pas soumis à un chantage ou pris en otage par les travailleurs du transport en France ».

On aimerait rire de cette énormité si elle ne traduisait pas la réalité de la vision que ces patrons ont du monde mais surtout de l’homme. Pour eux les hommes sont aux service exclusif de leur course aux profits, ils ne sont que des objets interchangeables corvéables et jetables à merci.

Pour eux toute entrave même infime à leur liberté de dévaster la planète ou exploiter les salariés devient un motif au sens littéral de déclencher la guerre aux salariés.

Ah oui c’est une grève des aiguilleurs du ciel qui a provoqué l’ire du patron de Ryanair furieux que son pouvoir ne s’étende pas au commandement de l’armée Française. Armée qu’il aurait envoyé en deux temps faire le ménage dans nos aéroports. Dans un premier temps des commandos pour exécuter les récalcitrants ayant l’audace de faire grève et dans un deuxième l’envoi d’aiguilleurs militaires pour remplacer les morts.

Que le patron d’une compagnie privée en vienne ouvertement à donner des ordres au gouvernement Français (même affublé de qui on sait) en dit long sur le mépris que portent les capitalistes à la démocratie !

On attend avec impatience la réaction du ministre Français Woerth garant du droit du travail face à cette ingérence d’une compagnie privée dans le droit Français. Selon une source proche du ministre, le trésorier sortant de l’UMP, ministre du travail sera en mesure d’apporter une réponse à cette ingérence inqualifiable au environ du 15 octobre... sauf si le 7 septembre il n’est pas débarqué par un raz de marée de salariés, chômeurs,retraité, précaires, jeunes et vieux réunis qui commence à en avoir ras la casquette de voir des guignols prétendre décider de leur avenir !

Il y a des coup de pieds au cul qui se perdent et des pendules à remettre à l’heure. A commencé par celle de patrons et de leurs marionnettes dont on se demande jusqu’où nous accepterons de les laisser diriger nos vies et nous plier à leur mégalomanie !

Carland

 

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Publié dans Société

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J
<br /> <br /> <br /> <br /> Le PDG de Ryannair n’a - malheureusement, rien inventé.<br /> <br /> <br /> En 1973, en France, un Ministre des Transports UDR (ancêtre de l’UMP), un dénommé Robert Galley, toujours vivant aujourd’hui, à fait appel à l’armée pour remplacer les "Aiguilleurs" en<br /> grève.<br /> Bilan : 68 morts le 5 Mars 1973 dans une collision entre deux avions au-dessus de Nantes.<br /> M. Robert Galley n’a jamais eu d’ennuis avec la justice. Espérons qu’à son grand âge il n’ait pas trop de problèmes de conscience.....<br /> <br /> <br /> Que ceux qui soutiennent encore le Pdg de Ryannair lèvent le doigt !<br /> <br /> <br /> jf.<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Je recopie ci dessous un commentaire posté sur médiapart qui explique ce que donne la prise en main de l’aviation civile par des militaires...<br /> -------------<br /> <br /> <br /> Le 5 mars 1973, un DC9 de la compagnie Iberia était éventré par l’aile d’un Convair Coronado de la compagnie Spantax. Ce sont des contrôleurs aériens militaires qui assuraient la bonne<br /> marche des vols car ils avaient succédé à leurs collègues civils en grève. Les 68 passagers et membres d’équipage du DC9 périrent mais les 108 personnes présentes à bord du Coronado parvinrent<br /> saines et sauves, malgré une aile de l’appareil partiellement amputée, sur l’aéroport de Cognac. Les conclusions du rapport d’enquête du BEA ont été sans ambiguïté, pointant les insuffisances du<br /> plan Clément Marot et des contrôleurs aériens ; je cite :<br /> <br /> <br /> "Le plan, dit Clément Marot, dispositif militaire de remplacement des services civils en grève, impliquait , en raison de son caractère d’exception, l’application d’une planification<br /> rigoureuse, la limitation de trafic par secteur en fonction des capacités de contrôle et le respect particulièrement strict de la réglementation spéciale du plan RAC- 7.<br /> <br /> <br /> L’attribution par le contrôle d’un même niveau de vol aux deux avions IB 504 et BX 400 devant arriver à Nantes à la même heure, créait une source de conflit.<br /> <br /> <br /> La solution du conflit choisie par Menhir était fondée sur une séparation en temps.<br /> <br /> <br /> Cette solution, du fait de la réduction des espacements normaux, nécessitait, soit une navigation particulièrement précise de la part de l’équipage du BX 400, soit une couverture radar<br /> complète et, dans les deux cas, des moyens de communication sans défaut, conditions qui ne se sont pas trouvées réalisées.<br /> <br /> <br /> La suite du vol a été affectée : par des retards imputables, les uns au contrôle, les autres à l’équipage, et par une difficulté de communication radio air-sol aboutissant à une<br /> incompréhension totale de l’équipage et du contrôle.<br /> <br /> <br /> Au moment de la situation critique, l’équipage, méconnaissant sa position exacte, a entrepris, pour se retarder, un virage, sans avoir pu obtenir l’accord du contrôle, ce qui l’amenait à<br /> croiser l’itinéraire voisin.<br /> <br /> <br /> Le contrôle de Menhir n’a pas identifié comme étant le BX 400 l’avion inconnu dont l’image était apparue sur l’écran radar d’un de ses sous-secteurs.<br /> <br /> <br /> Dans cette phase ultime de vol , le défaut de contact radio entre l’avion et le contrôle a empêché que la collision fut évitée."<br /> <br /> <br /> lien : http://www.bea-fr.org/docspa/1973/ec-i730305/htm/ec-i730305.html<br /> <br /> <br /> <br />