La " française d'expulsion"...expulse 120 personnes à Nice
La « française d'expulsion », est une société à multiples facettes, ele n'est pas une entreprise cotée en bourse, mais c'est entreprise florissante et en pleine expansion. Ses clients elle les recrute aussi bien au PS qu'à l'UMP. Son patron nous assure que de toute façon peu importe le donneur d'ordre "on prend tous les chantiers et en plus comme ça fait longtemps qu'on s'est assis sur nos principes et notre dignité hein ? Ou est le problème ?"
Après la maison de la grève à Rennes la semaine dernière, Besançon il y a deux jours c'est aujourd'hui Nice la ville de l'industrieux (ex) voire fastidieux (toujours) Christian Estrosi dit le motodidacte semble t-il pour son coté éveillé et sa vivacité intellectuelle (mais je déconne, on à le droit de rire des fois quand il ne reste que ça pour contrer le désespoir !) qui s'y colle.
Resf nous apprend que cent vingt personnes (dont une quarantaines d'enfants) ont été expulsés ce matin six heure à Nice. Expulsés ? Même les animaux ont le droit à un traitement plus digne et respectueux.
La haine du pauvre, du sans papier, la haine de classe s'étale au grand jour. A chaque fois un peu plus décomplexée et arrogante.
Certains diront "mais c'est l'hiver quand même et en plus ça pèle ces derniers temps. Et alors réplique la machine anti-gueux, c'est l'hiver chaque année. Circulez et fait gaffe à ne pas saloper mon costard à 500 euros salauds de pauvres. T'imagine pas comment c'est dur à ravoir un costard dégueulassé par une tache de bonne conscience...". Elle est comme ça la machine, les états d'âmes c'est pas sa tasse de thé !
On est en 2010, MAIS la machine à expulser n'est pas une machine anonyme : elle à des noms, elle à des chefs petits et grands, des exécutants. Ils n'ont pas tous le même degré de responsabilité et de culpabilité. Mais ils participent tous à la guerre que les riches ont déclaré aux pauvres aux "pas rentables", aux "pas dans la norme" , aux victimes de la guerre déclarée par les riches aux pauvres avec ou sans papiers, avec ou sans travail.
Une guerre sans merci, une guerre sale qui tue (près de 400 personnes par ans meurent dans la rue en 2010) ceux que les riches n'exploitent pas. Ceux qu'elle ne peut pas essorer ou qu'elle a déjà essorés. Une guerre meurtrière déclenchée pour défendre les intérêts une poignée d'ultras riches.
Et en plus ils osent nous expliquer que c'est en notre nom qu'ils mène cette guerre.
Ne laissons pas quelques élus dévoyés parler en notre nom. Non nous ne serons pas complices de ces crimes de guerre.
Si nous tournons le dos, si nous feignons de ne rien voir, alors nous ne valons pas mieux que ces crevures qui se sont mise au service de la barbarie d'une caste qui en plus de posséder les biens matériels veut maintenant contrôler nos pensées et nos actes comme on conduit un troupeau.
Carland
En ce moment même, à Nice, dans l’immeuble du 1 rue Clémenceau où s’étaient abrités 120 demandeurs d’asile (dont une quarantaine d’enfants et bébés), non hébergés par la préfecture au mépris des injonctions du Tribunal Administratif, l’expulsion par de nombreuses forces de police est en cours, depuis 6h du matin.
C’est l’horreur.
Merci de faire savoir.
Collectif de soutien aux demandeurs d’asile
RESF 06
Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article111477
L'article de métro
Des bonnets rouges sur la tête des enfants, comme pour rappeler qu’à deux semaines de Noël une trentaine de familles vont se retrouver à la rue. Un huissier de justice s’est rendu mardi au 1, avenue Clemenceau, à Nice, dans l’immeuble occupé depuis un mois par cent quinze personnes, dont une cinquantaine d’enfants, demandeurs d’asile pour la plupart.
Dans le calme, il a signifié le jugement rendu la veille, qui ordonne l’expulsion sans délai. En silence, les occupants de l’immeuble se sont rassemblés dans le hall d’entrée, avant de défiler jusqu’à l’hôpital Saint-Roch. “C’est comme ça, il faudra partir”, glissait, résignée, une mère de famille. “Il n’est jamais trop tard pour que le bon sens et l’humanité s’expriment, rétorquait le conseiller général communiste Jacques Victor, dans un courrier au préfet. Je vous demande de surseoir à toute expulsion par la force tant que n’auront pas été trouvées des solutions d’hébergement pour ces familles.”
Mercredi matin, l’huissier doit venir constater si l’immeuble est vide. Ce qui est peu probable. Bernard Neuville, de RESF, affirmait hier : “Si les forces de l’ordre interviennent, nous ne résisterons pas.” Autant dire qu’ils ne partiront pas tant qu’on ne les y obligera pas physiquement. Le CHU, propriétaire de l’immeuble, devrait alors demander le recours à la force publique pour faire “exécuter la décision de justice”. La police pourrait alors évacuer l’immeuble dès jeudi à 6 heures.
Source : http://www.metrofrance.com/info-locale/evacuation-en-vue-a-nice/mjlg!n9pyp342WsLmc/