L’Ecole a brûlé

Publié le par Carland

Hier, l’Ecole a brûlé !

Ont brûlé avec, les rires des enfants sur les photos jaunies

 

Elle était belle et fière, fière de ses élèves

Elle nous avait tous vu grandir, ceux qui sont parti, ceux qui sont là

L’Ecole ne faisait pas le tri. Les enfants, elle les recevait comme ils sont

Petits ou grands, cons ou intelligents, elle les aidait à grandir

 

Hier à Neuilly un âne a enfermé à clé la princesse de Clèves

Il a bien rigolé l’ignorant, lui qui n’a connu que le goût l’argent

 

Elle était tout et son contraire l’école.

Science et inconscience, rires et larmes

L’Ecole, elle t’en apprenait des choses mine de rien

Même des choses inutiles comme l’histoire ou la littérature. C’est dire !

 

Hier à Neuilly, une très vielle et très riche à fait claquer ses dents en rigolant :

Bien fait pour eux sales gosses

 

Sur ses murs les prénoms et les gros mots des anciens

Sont suivi par les prénoms et les tags des derniers arrivés

Ses murs son devenus gris et noirs de suie

Le feu a tout emporté. Même les souvenirs

 

Hier, inculte et plein de haine il est venu avec des allumettes

Et gesticulant, rigolant méchamment, il à pensé : pleurez maintenant !

 

Elle t’ouvrait les yeux sur le monde, sur la vie

Subversive finalement, sous son masque de sage

Elle t’apprenait la curiosité et l’esprit critique, l’Ecole

C’est pour ça qu’elle devait mourir

 

Hier, une blonde borgne a bien rigolé :

J’en avais rêvé, il l’a fait !

 

L’école vivait simplement. Elle faisait une petite sieste au soleil d’été

Et en septembre elle se réveillait pour accueillir la nouvelle équipe

Elle avait du savoir vivre et de l’éducation l’Ecole

C’est qu’elle savait d’où elle venait et le prix du sang versé pour elle, l’Ecole…

 

Hier, en plein été, un âne aliéné à ses maîtres, a décidé que l’école coûtait trop cher

Hier, il a plu  des gouttes rouge sang et le granit a saigné

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Publié dans Poésie

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