Crédit Mutuel-Arkéa CMB. Le conflit se poursuit !

Publié le par Carland

Le smic pour les nouveaux embauchés et plus de 400 000 pour Jean Pierre Denis  !!!

On peut le comprendre le pauvre. Il ne fait que défendre son maigre salaire face à des salariés qui exigent juste des salaires décents.

Mais Jean Pierre Denis veille : pas question de rémunérer dignement les salariés. c'est la porte ouverte au dépassement de bornes au dela desquelles, tout le monde le sait, il n'y a plus de limites...

Quand je vois mon cas personnel et la façon dont il est traité par le CMB, je ne suis pas surpris que les salriés soient aussi malmenés par leur patron.

Carland


Après quatre jours de grève, le conflit s'enlise au Crédit Mutuel-Arkéa. Dans la matinée, 500 manifestants ont, de nouveau, bloqué l'accès au siège, au Relecq-Kerhuon (29).

 

Après une deuxième nuit passée, pour une trentaine d'entre-eux, dans le hall du bâtiment, les salariés en grève en ont barré l'accès à ceux qui y travaillent. Jean-Pierre Denis, président du groupe, et Ronan Le Moal, directeur général, sont restés aux portes du siège avant que les gendarmes n'interviennent, vers 10h. Ils ont rappelé aux responsables syndicaux les sanctions encourues, s'ils devaient constater l'entrave faite à la liberté de travail. «Une menace d'action au pénal. C'est nouveau au Crédit Mutuel», a jugé Romain Gerbaud, délégué CFDT des Côtes- d'Armor. Mais persuasif.

«Du mutualisme au capitalisme»

Les grévistes ont alors formé une haie d'honneur pacifique devant l'entrée du siège, passage obligé des dirigeants et des collègues désireux d'embaucher. Réunis en assemblée générale à 11h, ils ont voté la reconduction du mouvement à la majorité absolue, moins deux voix. Au micro, Romain Gerbaud a reposé le fond de leurs revendications. «Vu les excès, vu les augmentations récentes des dirigeants, avec des salaires de 615.000 €, de 490.000 €, sans compter la part variable et les avantages annexes, on quitte le mutualisme pour le capitalisme. Ce sont des pratiques auxquelles nous n'étions pas habitués».

Pierre Jubil, son collègue de la CFDT, a pris le relais. «La Société des cadres dirigeants (SCD), une société anonyme, crée un contexte. Ce sont des effectifs (126 cadres) qui sortent de l'Unité économique et sociale (UES). Nous n'aurons plus de visibilité sur leur rémunération». Interrogée sur le rôle de cette SCD, la direction n'a pas répondu. Elle a dit souhaiter l'apaisement. «L'ensemble de ces demandes (les demandes des grévistes, N.D.L.R) coûteraient 25millions d'euros par an à l'entreprise (...), a communiqué Ronan Moal, dans un flash info interne.

Tentative de médiation

Marie-Antoinette Tanguy (directrice des ressources humaines) a proposé de travailler sur une revalorisation soit des salaires les plus bas, soit des catégories qui seraient à un niveau inférieur à celui du marché». Elle n'a pas été entendue. «C'est non. La direction veut s'attaquer, là, à un article de la convention collective qui, potentiellement, peut faire baisser notre rémunération. Aujourd'hui, le petit salaire d'embauche chez nous c'est le smic, pour des gens qui ont bac+2 ou bac +3. Il est supérieur à un smic annuel car nous sommes payés sur 14 mois et demi grâce à cette convention collective. Cela, nous ne voulons pas qu'on y touche. C'est tout. En France, tout le monde se plaint des gros salaires et personne ne fait rien. Nous, on agit».

La négociation entre les deux parties est au point mort. Dans les caisses, la situation se tend. «Nous sommes en fin de mois. Toutes les opérations sont à faire. Les remises faites dans les distributeurs, dans les dépôts commerçants ne sont pas enregistrées sur les comptes. Il n'y a plus de traitement. C'est gênant pour les entreprises».

Selon les responsables syndicaux, des personnes auraient été embauchées en contrat à durée déterminée pour palier l'absence des salariés en grève. La direction a communiqué les chiffres de la mobilisation à 13h30, hier. Sur l'ensemble des fédérations du groupe Bretagne, Sud-Ouest et Massif Central, 25,72% des personnels étaient en grève. 40% sur la Bretagne, et 50% en Finistère, où 43% des caisses étaient encore fermées.

Hier soir, selon des sources syndicales, nous apprenions qu'une rencontre entre la direction et plusieurs syndicats devait avoir lieu ce matin à 8h.

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Publié dans CMB

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