Crédit Mutuel-Arkéa. 400 salariés occupent le siège

Publié le par Carland

La tension est montée d'un cran, hier après-midi, au siège du Crédit Mutuel-Arkéa, au Relecq-Kerhuon (29), occupé par 400 salariés en grève. Les manifestants réclament une revalorisation salariale.

Ambiance, hier matin, au siège du Crédit Mutuel-Arkéa, au Relecq-Kerhuon. 400 salariés, en grève depuis la veille, se sont réunis à 10h en assemblée générale, dans le hall du siège du groupe bancaire, qui emploie 6.400 personnes. Ils ont ensuite investi, en chantant, la salle où se tenait un conseil d'administration. Leurs revendications portent sur une augmentation de salaire annuelle et égalitaire de 2.217euros brut (soit 60 points par mois, à 2,51€ le point). «Le déclencheur a été le constat d'une hausse de 15% des salaires des cadres dirigeants sur une année. La direction a créé une société des cadres dirigeants (SCD) pour mieux camoufler ces augmentations. En parallèle, elle veut moderniser notre convention collective. Nous pensons qu'elle veut surtout nous enlever nos acquis. Le dialogue social est dégradé et l'ambiance délétère. Notre demande vient de là. Nous savons bien que la conjoncture est difficile...», ont analysé les représentants de l'intersyndicale CFDT, SNB, Unsa, CGT et FO.

Plus de 50% des agences fermées en Finistère

À l'heure de midi, les manifestants ont retenu dans les locaux Marie-Antoinette Tanguy, directrice des ressources humaines, leur interlocutrice. Avant de voter en assemblée générale l'occupation du site. «Nous envisageons de dormir sur place. C'est la guerre», a déclaré Pierre Jubil, représentant CFDT. «L'important est de rester mobilisé, de faire du chiffre», a appuyé Romain Gergaud, délégué CFDT des Côtes d'Armor. Des chiffres que Marie-Antoinette Tanguy a livrés à l'heure du déjeuner. «Avec 24,67% de grévistes sur l'ensemble du groupe, contre 39,73% la veille, la mobilisation est en baisse». En Bretagne, ce chiffre montait à 48% de salariés en grève. «Plus de la moitié des agences du Finistère étaient encore fermées», informait aussi Marie-Antoinette Tanguy.

«Nous allons dormir sur place»

Dans l'après-midi, la directrice des ressources humaines a, de nouveau, rencontré les représentants des organisations syndicales représentatives. «Madame Tanguy est d'accord pour étudier l'évolution salariale à condition que nous ayons un raisonnement par tranche. Nous ne sommes pas partis sur une négociation qui va durer trois mois. Ce sera tout ou partie, c'est comme ça. Les gens sont en colère. Ce soir, nous allons dormir sur place. Et, demain matin, nous bloquerons les entrées du siège», a appuyé Pierre Jubil, pour la CFDT. Hier, en début de soirée, les manifestants avaient disposé pneus et palettes à l'entrée du siège, où quelques dizaines de manifestants s'apprêtaient à passer la nuit. La gendarmerie était également sur place.

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Publié dans CMB

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