Concarneau, Pont l'Abbé, Douarnenez... Petits hôpitaux : les comités de défense mobilisés
Ils s'inquiètent des conséquences de l'union hospitalière de Cornouaille. Sur les établissements de Pont-l'Abbé, Douarnenez et Concarneau.
Et après minuit ?
Des inquiétudes s'expriment sur la pérennité des urgences de Pont-l'Abbé. « Nous craignons clairement que la mise en place, en février, de la maison médicale de garde n'entraîne, à terme, la fermeture des urgences de nuit, précise Yves Jardin. Cette maison est notamment mise en place pour prendre en charge la petite traumatologie de 20 h à minuit. Pour nous, elle ne peut se substituer à un service hospitalier. »
D'autant que l'avenir du Smur est également posé, si les urgences disparaissent. « Quand on voit le temps qu'il faut pour se déplacer d'un bout à l'autre du Pays bigouden, on se rend compte de l'importance des établissements de proximité », ajoute Théo Le Faou du comité de Pont-l'Abbé.
Les membres des comités s'interrogent également sur l'avenir des services de chirurgie. « Certains documents évoquent déjà la fermeture éventuelle, dans trois ans, du service de chirurgie de l'Hôtel-Dieu, informe Yves Jardin. Il faut faire très attention de ne pas surcharger Quimper déjà en suractivité chronique. De plus, les conditions d'accueil sont souvent meilleures quand on est soigné près de chez soi. »
Davantage de kilomètres
Par ailleurs, ils réclament la réouverture de la maternité de Douarnenez. Tous redoutent en effet que tout soit centralisé sur l'hôpital Quimper qui devrait ainsi prendre en chargé 3 000 accouchements par an. « Qu'en sera-t-il de l'accueil des jeunes mères qui sortent parfois au bout de 48 heures ? demande Yves Jardin. Quand on sait que certaines maladies du nourrisson réapparaissent, en France, faute de soins ou de suivi après la naissance. »
Les représentants des comités vont faire circuler des pétitions au sein de la population. « Il faut mobiliser les patients pour qu'ils se rendent compte que demain, ils devront peut-être faire beaucoup plus de kilomètres pour se soigner correctement, conclut Yves Jardin. Nous allons également écrire aux élus et notamment aux candidats des élections cantonales. » Une manifestation est également envisagée.
Lucile VANWEYDEVELDT