Collectif de défense des retraites de Quimper : Réunion publique le 1 juin en présence de Michel Husson

Publié le par Carland

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La retraite par repartition à taux plein, à 60 ans : c’est possible

"La seule solution au financement des retraites serait de reculer l’âge légal de départ à la retraite et d’allonger la durée de cotisation…" ? FAUX !

L’équilibre financier de tout système de retraite est assuré lorsque le total des pensions versées est égal aux cotisations prélevées. Pour arriver à cet équilibre, les paramètres sur lesquels on peut agir sont nombreux. Par exemple la politique de l’emploi et des salaires : moins de chômeurs et de meilleurs salaires, c’est plus de rentrées dans les caisses de retraites. Ou l’élargissement de l’assiette des cotisations aux revenus qui ne participent pas à la solidarité nationale.

Mais les seuls paramètres que veut connaître le gouvernement sont la baisse du niveau des pen-sions (20% en moins depuis 2003) et l’allongement de la durée de cotisation. C’est le coeur de toutes les réformes passées (celle de 1993 pour les salariés du privé et celle de 2003 pour les fonctionnaires) et des réformes actuellement projetées. Et les premières victimes sont les salariés pauvres, ceux et celles qui ont connu chômage et précarité, les femmes, et les jeunes qui subi-raient l’effet cumulé de ces mesures.

Jamais l’accroissement des prélèvements collectifs sur la richesse produite pour ré-pondre aux besoins de financement des retraites n’est envisagé. Pourquoi ?

Parce que cela supposerait de modifier la répartition de la valeur ajoutée entre salaires et profits, en faveur des premiers, c'est-à-dire de verser moins de profits et moins de dividendes aux actionnaires.

Selon le Conseil d’orientation des retraites, le besoin de financement supplémentaire serait de 1.7 à 3 points de PIB en 2050... Et si l’on voulait annuler les contre-réformes passées qui ont diminué les retraites du privé et du public ? Il faudrait environ 6 points de PIB. Cela serait parfaitement possible si le curseur de la répartition des revenus revenait en faveur des salaires après trois décennies de dégradation. Sur cette période, la part des dividendes dans le PIB a augmenté dans une proportion équivalente à celle qui serait nécessaire pour résoudre l’équation des retraites. La retraite à taux plein à 60 ans est donc possible et même indispensable.

La question des retraites pose aussi celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-e-s, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne pour stopper cet engrenage.

Pour défendre la retraite par répartition, mobilisons-nous !

Collectif Quimpérois pour la défense des retraites par répartition :

AC (Agir contre le chômage), Alternatifs, Attac, CNT, CGT Conseil général et des militants CGT, FSU, NPA, Solidaires, UDB, les Verts.

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Publié dans Retraites

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