Chronique : Règlement de pontes

Publié le par Carland

J'ai trouvé cette chronique sur le site Rennes info et voilà c'est come ça j'aime bien que les choses soit dites et bien dites... Mais de quelle ville dirigée nous parle l'auteur du texte ?

En tout cas la maison de la grève à Rennes est fermée sur ordre du maire. Mais franchement je me demande pourquoi je pense à ça ?

Carland


Le maire de cette ville qui a vu émerger Alfred Jarry et plus près de nous Etienne Daho est un c... Il a sévit dans les milieux sociaux-chrétien avant de gravir marche par marche les degrés de la hiérarchie locale du ps. Il pense sans doute que le capitalisme a du bon quand il a du cœur, et que les pauvres empêchent les commerçants de faire correctement leur travail. La gauche institutionnelle est encombrée de ces professionnels de la gestion des affaires publiques et édiles locaux qui, le temps d’une messe, demandent aux humbles de se donner à eux pour garantir la mixité sociale.

Sur son ordre, la gendarmerie a expulsé les insurgés de la maison de la grève mais le même consentait, il y a quelques mois, à venir débattre du bonheur dans l’enceinte d’un forum-débat sous le patronage de “Libération.”
Le bonheur, c’est simple comme un coup de matraque !, semble dire le pouvoir de ces roturiers spatiaux-démocrates.

Pendant ce temps, le froid étend son emprise sur les gens fragiles de peau et le son des sirènes de flics emplit les rues de la ville, longtemps après le passage des voitures-balais de la nouvelle économie. La connerie durable est un label auquel ces gens sont fièrement attachés.
Je ne suis pas le Garcia Lorca de la Vilaine ni le Timothy Leary de l’alexandrin. Mais dès la moindre émergence de sédition, j’accours avec mon stylo en forme de lance-requête.
J’applique simplement le préambule de la Constitution du pays qu’on continue à appeler la France
Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau - [dans la Constitution du 27 octobre 1946 ndlr] - que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Les portes de la mairie peuvent rester fermées devant la colère de celles et ceux qui n’ont qu’une vie et entendent ne pas l’offrir aux barons du moment en s’excusant presque d’être nés.

S’il est perçu comme infantile, aux yeux des clercs, de chercher la confrontation directe avec les pouvoirs publics, surtout en ces temps de presque guerre civile, il faut rappeler à tout instant ce qu’écrivait Lautréamont dans "Les chants de Maldoror" : « Jamais toute l’eau de la mer ne lavera une tâche de sang intellectuelle ».

En murant les portes de cette maison de la grève, ces soi-disant élus du peuple ont également muré l’accès à toute tentative de conciliation.

Le verbe se fera chair, c’est sûr, mais pas forcément à canon.

Source/auteur : A.C. 5 décembre 2010 : http://www.la-ligne-maginaire.net/p...

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Publié dans Coups de gueules

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