Après Servier et son médiator, GlaxoSmithKline (GSK) et le Requip : A Nantes des avocats font le procès du médicament qui rend addict
Troubles de la libido
Le plaignant nantais, âgé de 52 ans, s’est vu diagnotiquer une maladie de Parkinson en 2003. Jusqu'en septembre 2005, il va rapidement développer de graves troubles du comportement en prenant son traitement, à base de Requip. « Il commence à dilapider toutes les économies du ménage dans les jeux sur Internet (PMU ou casino), en passant par des vols pour financer ses mises, au point de conduire sa famille à la ruine économique », explique l'avocat Antoine Beguin. Il sera également frappé par des troubles de la libido, au point de se travestir ! « Tous ces troubles vont cesser après l’arrêt du traitement », affirme l'avocat Antoine Béguin.
Le laboratoire reste muet
Le laboratoire connaissait-il les effets secondaires du médicament de 2003 à 2005 ? Y-a-t-il eu un défaut d'information vis à vis des patients ? C'est ce que le procès permettra d'éclaircir. Alors que GSK se refuse à communiquer, «en attendant l'annonce du jugement », l’affaire risque de faire grand bruit, après le scandale du Mediator.