Dissoudre la LCR pour créer le NPA : "on continue le combat révolutionnaire" (Krivine)

Publié le par Carland


LA PLAINE-SAINT-DENIS (Seine-Sain-Denis), 5 fév 2009 (AFP) - Alain Krivine, un des fondateurs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a estimé que le combat révolutionnaire continuait alors que son parti doit être officiellement dissous jeudi soir pour créer le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). "On ne dissout pas en tant que tel, on continue le combat révolutionnaire avec un outil beaucoup plus adapté que la LCR" parce qu’"un parti, à la différence d’une secte, n’est pas un but en soi", a souligné M. Krivine, se disant "enthousiaste et heureux", lors de son discours d’ouverture du 18e et dernier congrès de la LCR devant environ 200 délégués. Pour M. Krivine, "fonder une formation anticapitaliste au moment où c’est l’échec du capitalisme est une chose importante". Le NPA sera "une force anticapitaliste incontournable demain", assure-t-il. Le congrès de fondation du NPA, qui revendique environ 9.000 militants (contre 3.200 à la LCR) se tient de vendredi à dimanche à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), juste après la dissolution de la Ligue qui doit être officialisée par le vote des délégués jeudi soir après 40 ans d’existence. "Nous avons déjà été dissous deux fois par le gouvernement (en 1969 et 1973, ndlr), cette fois-ci c’est nous", a sourit M. Krivine. "C’est la suite et on continue tous et toutes ensemble", a lancé l’ancien candidat à la présidentielle, sous les applaudissements, alors que la tradition de la LCR veut que les interventions ne soient pas applaudies. "L’espoir, né il y a 40 ans, de faire un nouvel outil, est en train d’être gagné". "Les militants de la Ligue vont avoir un rôle énorme" dans le NPA, notamment pour "aider à la formation politique", a-t-il dit. L’orateur suivant, Christian Piquet, minoritaire dans le parti, a regretté que la dissolution de la LCR ne soit qu’un "débat bâclé, expédié à la sauvette en quelques heures" dans une "ambiance morose". Ce partisan d’un "front de gauche" avec le Parti communiste français et le Parti de Gauche pour les européennes de juin, a déploré que le congrès soit "réduit à un vote de quitus". jud/swi/luv
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Publié dans Politique

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