A Nantes :La Caravane des mal mal logés : compte rendu d'une expulsion !

Le compte rendu synthétique du passage de la caravane a Nantes plus d'infos sur le site du dal



La caravane de la Crise du Logement à NANTES a été saisie dès son arrivée par le cas d'expulsion imminente de Deborah.

Nous avons occupé les bureaux de l'association d'Hébergement d'urgence-organisme loi 1901, bailleur, le lendemain 23 Octobre pour trouver une solution alternative à la remise à la rue. 5 heures de discussion stérile quant à l'application de la loi DALO ne l'ont pas permis.

Dès que la caravane a pris la route de TOURS, non sans que le directeur d'"ETAPE" ait gratifié Jean-Baptiste AYRAUD d'un " je suis complètement en accord avec vous " très étonnant, les forces du [dés]ordre et les huissiers ont pénétré par effraction dans le logement pour se saisir de tout ce qu'il contient et le mettre au garde-meuble (photos jointes du désopilant camion des déménageurs).

Il apparaît probable que cette opération planifiée a dû être retardée par notre action. Un seul des nôtres était au côté du couple à ce moment là. Ensuite, devant l'impossibilité de traiter à la fois la médiatisation
- -les journaleux étaient injoignables-, l'interpellation des préfecture et mairie, et l'urgence humaine, nous avons privilégié ce dernier champ. Sylvain et Deborah étaient au bout du rouleau : fatigue, stress, pétage de plomb imminent, l'appartement archi-plein à vider : séparer leurs biens vitaux à l'arrière d'une CLIO de tout ce qui leur était soustrait pour UN mois, s'ils trouvent par eux-mêmes un logement ou un entrepôt, ou définitivement après passage au tribunal le 24/11, si le JEX ne leur donne pas d'autre délai.

Notre présence dans le quartier nous a permis de rencontrer un autre locataire d'ETAPE : il en ressort que leur fonctionnement de la journée du 23 a été fortement perturbé, qu'ils ont annulé tous les rendez-vous avec les locataires et demandeurs et que le mensonge est une pratique courante de travail pour eux.
Les si longues polémiques autour du  dépôt prétendu  de courriers sous la porte de DEBORAH  trouvent leur conclusion par la preuve-photo ci-jointe : aucun papier ne peut être glissé sous cette porte.

ETAPE, dont la mission première est de ne pas laisser les gens à la rue,
a sans doute voulu frapper fort pour faire un exemple : d'autres
hébergés dépassent les délais de leur règlement intérieur et ont aussi
la chance de travailler en C.D.I.
Le turn-over est une nécessité, faire du chiffre dans la misère fera
sans doute monter la croissance du PIB.

DEBORAH et SYLVAIN ont trouvé un hébergement provisoire chez des amis.
La création du DAL - NANTES est imminente et sera fondée, entre autres,
sur cette action.

Pour HALEM FRANCE-Fédération Droit Au Logement

Naïmé.







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