Transport. Appel à la grève de 5 syndicats pour les 500 000 chauffeurs routiers

Publié le par Carland

Les quelque 500 000 salariés du transport routier de marchandise et de la logistique sont appelés à une grève à partir du 13 décembre à 21h30, à l'appel de cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) pour réclamer des revalorisations de salaire au patronat.


Pas d'opérations escargots


Les achats de Noël vont-ils être perturbés par une grève des chauffeurs routiers, qui doit démarrer le 13 décembre?

Toujours est-il que les modalités d'action ne devraient pas comporter d'opérations escargot sur les routes ou ni de blocages aux péages, mais des opérations de blocage d'entrepôts de marchandises, y compris de denrées périssables et des plateformes de la grande distribution.

Revendications salariales

Les syndicats de chauffeurs routiers réclament le passage à un salaire de 10 euros brut de l'heure pour les salariés au coefficient le plus élevé, 4% d'augmentation pour les maîtrises et les cadres et 4% pour l'augmentation des frais de déplacement, ainsi qu'un 13e mois pour tous, une grille d'ancienneté identique pour tous et l'ouverture d'un calendrier social comportant notamment la mise en place d'une mutuelle pour la branche.
"On est dans une profession complètement paupérisée et en janvier mécaniquement lorsque le Smic sera revalorisé, l'intégralité de la grille salariale des routiers sera en dessous du Smic", a déclaré Maxime Dumont, secrétaire général de l'Union fédérale CFDT transports, principal syndicat du secteur lors d'une conférence de presse à Paris.

Le salaire moyen mensuel à l'embauche était de 1.300 euros brut.

Ras le bol

"Notre action cible le transport routier de marchandise, car il n'y a eu aucune augmentation depuis deux ans", ajoute Thierry Douine, président de la CFTC transports routiers. Et contrairement à ce que disait le patronat, les suppressions massives d'emploi "n'ont pas eu lieu. Il n'y a plus d'embauche, c'est vrai, mais dire que des pans entiers ont disparu, c'est faux", a-t-il encore dit.

"Nous sommes dans un ras-le-bol total, mais nous n'appelons pas à des blocages des routes, car sinon nous risquons de perdre notre permis de conduire, qui est aussi notre permis de travail", explique M. Dumont, selon qui le dernier mouvement chez les routiers avec une telle unité remonte à novembre 1997.

Source : http://srv07.admin.over-blog.com/index.php?module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=171259684190

Publié dans Luttes

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