Révolution Tunisienne : la situation cedimanche matin 16 janvier

Publié le par Carland

En Tunisie, au lendemain du départ de l'ex-président Ben Ali, réfugié en Arabie saoudite, un neveu de Leïla Ben Ali, Imed Trabelsi, a succombé à une blessure à l'arme blanche à l'hôpital militaire de Tunis.

Les nouveaux dirigeants tentent de reprendre le contrôle de la situation et les habitants essaient de s'organiser en comité de défense pour éviter les pillages. Les consultations sur les réformes politiques à mener ont démarré samedi soir. Des élections devront être organisées dans les deux mois.

09h20 : l'envoyé spécial du Parisien et du Parisien.fr, Timothée Boutry, témoigne de la tension persistante à Tunis ce dimanche matin. Le centre-ville est «totalement désert, bouclé et quadrillé par les forces de l'ordre. Tout le monde est contrôlé en permanence». Concernant les exactions, «on a des témoignages épars de troubles dans les faubourgs, mais on peut difficilement en mesurer l'ampleur. Ce qui est sûr, c'est qu'on a encore entendu des tirs nocturnes et qu'un hélicoptère a tourné toute la nuit».

09h10 : une habitante de Tunis barricadée chez elle témoigne d'exactions sur RTL : «c'est atroce, on n'a pas dormi de la nuit. C'est un cauchemar, tous les quartiers sont touchés», explique-t-elle, avant de lancer un «appel de détresse».

09h : un ministre israélien, Sylvan Shalom, exprime la crainte que la chute de Ben Ali ne favorise une montée des islamistes en Tunisie. «La communauté internationale avait préféré fermer les yeux sur les violations des droits de l'Homme. Bien entendu il y a aujourd'hui une grande crainte que les mouvements islamistes qui jusqu'à maintenant étaient hors-la-loi ne reviennent» en force, explique le suppléant du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

08h30 : le neveu de l'ancien couple présidentiel, Imed Trabelsi, dont le meurtre a été annoncé dans la nuit à Tunis, avait été poursuivi sans succès en France pour «vols en bande organisée» pour s'être approprié le yacht de l'un des dirigeants de la Banque Lazard. En mai 2007, la justice française avait émis un mandat d'arrêt à son encontre, mais la justice de son pays avait refusé de l'extrader.

08 heures : l'envoyé spécial de France Info à Tunis témoigne d'une «nuit de paranoïa» pour les habitants : «ça a été une nuit blanche, on a entendu des coups de feu tout près. Des centaines de jeunes du quartier se sont relayés pour faire barrage aux pilleurs et aux milices. Nous avons passé une nuit de paranoïa et de désolation.», explique-t-il, barricadé chez une famille tunisienne de la périphérie de la ville.

07h30 : le père du photographe français Lucas Mebrouk, 32 ans, grièvement blessé vendredi à la tête par un tir de grenade lacrymogène au cours d'une manifestation à Tunis, fait part sur RTL de son pessimisme concernant la santé de son fils. Son pronostic vital est engagé. Actuellement à Tanger (Maroc), il tente de rejoindre Tunis.

07h30 : le porte-parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie, Hamma Hamammi, libéré vendredi, rejette le président par intérim du pays, Fouad Mebazaa. « Nous considérons que la démocratie ne peut pas naître des institutions de la dictature qui a gouverné la Tunisie par une main de fer pendant plus de 50 ans, dont 23 avec Ben Ali. Aucune force ne peut parler au nom de ce peuple qui s'est révolté », explique-t-il sur RFI.

07 heures : même si le retour de plusieurs milliers de Français est annoncé pour ce dimanche, rien n'est simple pour eux, témoigne sur leparisien.fr l'épouse d'un Français coincé sur place. «Il est scandaleux de constater le désespérant silence du gouvernement français à ses ressortissants Français sur le territoire tunisien. Des milliers d'entre eux veulent quitter le pays et même si l'espace aérien est rouvert et le trafic à peu près rétabli, aucune information ni consigne n'est transmise de la part du consulat ni via internet ni par téléphone ! Lamentable ! Comment rejoindre un aéroport lorsqu'il faut se présenter 2 heures avant au guichet pendant un couvre feu ? Quelle protection pour rejoindre l'aéroport ?»

06 heures : la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, estime dans le Journal du Dimanche que "l'aspiration des Tunisiens à plus de démocratie et à plus de liberté ne pourra être satisfaite que si des élections libres sont organisées dans les meilleurs délais". Elle défend l'attitude de la France vis à vis de la Tunisie : "je ne pense pas que la France ait réagi lentement (...) Nous avons dit ce que nous avions à dire, sans ingérence". "Les principes constants de notre politique internationale sont la non-ingérence, le soutien à la démocratie et à la liberté, l'application de l'Etat de droit", ajoute-t-elle.

02 heures : le principal syndicat tunisien, l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) a appelé sur la télévision nationale à la formation de comités de vigiles «pour que les gens puissent se défendre eux-mêmes».

01 heure : Imed Trabelsi, neveu de l'épouse de l'ex président Ben Ali, a succombé à une blessure à l'arme blanche à l'hôpital militaire de Tunis, annonce un membre du personnel de l'établissement. «Il est mort vendredi» a annoncé cette source, précisant qu'il avait été «poignardé». Il s'agit de la première victime confirmée dans l'entourage immédiat du président déchu. Imed Trabelsi, qui avait été poursuivi sans succès en France pour «vols en bande organisée», aurait été poignardé lors d'un règlement de compte par l'un de ses anciens collaborateurs.

0h15 : dans un discours "à l'adresse du peuple tunisien", le leader lybien Mouammar Kadhafi dit regretter la chute du président tunisien Ben Ali, estimant que celui-ci était "toujours le président légal de la Tunisie".
"Vous avez subi une grande perte (...) Il n'y a pas mieux que Zine" (El Abidine Ben Ali) pour gouverner la Tunisie, regrette-t-il. "Je n'espère pas seulement qu'il reste jusqu'à 2014, mais à vie".

Source : http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/en-direct-un-proche-de-ben-ali-tue-a-tunis-16-01-2011-1229407.php?xtor=EREC-109

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