Réquisitoire des avocates remettant en cause les PV policiers au procès des chômeurs à Rennes.

Publié le par Carland

Réquisitoire des avocates remettant en cause les PV policiers au procès des chômeurs à Rennes.

umprepression2-copie-1.jpgOn a assisté à un long réquisitoire des avocates, en particulier Me Le Verger, avec de nombreuses pièces : vidéo, photos, des dizaines de témoignages de manifestants ainsi que des passants extérieurs à la manifestation, appel à la barre de deux témoins victimes de violences policières qui font partie des trois personnes ayant porté plainte et saisi la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité dont la disparition est annoncée par le gouvernement).

Mise en parallèle de l’aspect pacifique de cette manifestation et de la démesure du déploiement des forces de l’ordre. Faisant référence au syndrome Tarnac-Poitier, elle démontre que les soi-disant anarchistes ayant infiltré une manif de chômeurs sont en réalité des personnes impliquées dans la préparation de cette manifestation qui se voulait festive avec un orchestre (et des saynètes prévues à des points stratégiques comme l’ANPE, la CAF, les boîtes d’intérim mais qui n’ont pu se réaliser).

Des photos présentent les manifestants à visage découvert en début de parcours et plus tard portant des capuches, quand il pleut. Un des inculpés accusé d’avoir lancé un œuf de produit corrosif noir sur un policier est présenté par la partie civile comme entouré de sa garde rapprochée faisait partie de l’orchestre durant tout le trajet et sa « garde personnelle » n’était que le reste de l’orchestre. Elle met en évidence le guet-apens policier quand les manifestants refluent de la salle qui leur est refusée (alors que la BAC se trouve déjà à l’intérieur) et qu’ils se font matraquer au moment où ils s’en vont comme on le leur demande et que toute issue est bloquée.

Elle insiste sur la disproportion de la présence et réaction policière face aux participants et souligne que le dossier à charge se constitue uniquement à partir des procès-verbaux policiers que l’on peut mettre en doute ; elle démonte le témoignage du policier victime du jet d’œuf soi-disant conduit aussitôt à l’hôpital mais que l’on retrouve plus tard sur les lieux (photos à l’appui). Elle termine en évoquant l’ambiance générale et dangereuse dans le pays avec cette montée en puissance de la violence policière citant le rapport d’Amnesty International (En France, des policiers au-dessus des lois) et des nombreux rapports de la CNDS.

Jugement rendu le 1 février prochain.

Pat

Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article97124

Publié dans Répression

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