Répression policère : des salariés de Téléperformance en garde à vue

Publié le par Carland

NB : Pour l’heure, ce 2 février 2010, sur les 30 interpelés, 3 sont en garde à vue. Un DS FO, un élu CHSCT SUD et un troisième dont on ne sait rien. La CGT


Des salariés de Teleperformance en lutte contre le plan social interpellés !

Montreuil, le 01 février 2010

Plusieurs dizaines de salariés des sites de Teleperformance de Pantin, Guyancourt et Montigny se sont rendus cet après-midi au siège de l’entreprise à Paris, afin de rencontrer une direction qui malgré les grands mots, n’a jamais pratiqué le dialogue social.

En juin 2009, quelques mois après une réorganisation qui a fait passer plusieurs filiales dans le giron direct de Teleperformance et a remis en cause tous les acquis sociaux, la direction annonce un plan social qui menace 475 emplois et prévoit la fermeture de 3 sites en Ile de France, dont deux ayant comme principal donneur d’ordre France Telecom.

Pendant des mois, les salariés se sont mobilisés, pour leurs emplois, leurs sites, pour que l’entreprise, qui est en excellente santé financière, leur donne des moyens d’assurer leur avenir si les départs ne pouvaient être empêchés.

A plusieurs reprises, les salariés ont demandé à rencontrer leur direction, qui leur a toujours opposé une fin de non recevoir. Le climat social avec les instances représentatives du personnel et les organisations syndicales n’a pas été plus constructif. Refus de la direction de discuter du périmètre de la restructuration, de son impact réel sur les conditions de travail et sur la santé des salariés…

Sans une ordonnance du tribunal des référés de paris en septembre, la direction n’aurait même pas informé les CHSCT de son projet !

Au cours des mobilisations, les salariés ont pu rencontrer les DRH de différents donneurs d’ordre : Orange, Vivendi (actionnaire de SFR), Canal+, bien que ceux-ci aient surtout cherché à rejeter leur responsabilité. Mais leur propre direction, impossible !

Ce mépris de la direction envers ses salariés, qui s’est manifesté par la présence de vigiles et d’huissiers sur les sites, par le refus de discuter avec les salariés, par des accords PDV qui augmentent le nombre de postes touchés (110 en plus), par des moyens de reclassement ridicules (2.000€ pour une formation, c’est à peine de quoi financer une remise à niveau bureautique !) a exacerbé la colère des salariés.

Aujourd’hui, après les pressions, c’est à la répression que fait appel à la direction. Près d’une quarantaine de salariés, poussés au départ, menacés de se retrouver au chômage, venus tenter une démarche de dialogue ne trouvent comme réponse de la direction que le recours aux forces de l’ordre et sont actuellement au commissariat. Le refus de discussion, l’attitude de blocage et l’intransigeance de la direction sont bien en cause.

La CGT exige l’abandon de toute poursuite et l’ouverture de discussions avec la direction, et rejette toute criminalisation des luttes.

Sonia Porot  DSC CGT UES Teleperformance

Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article97803

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