Régionales 2010 - Le Drian et Malgorn vont vous couter 400.000 et 450.000 € !

Publié le par Carland

Moins de 5 % aux élections : c'est le bouillon électoral. C'est aussi le seuil en-deçà duquel l'État ne rembourse plus les frais de campagne. Combien ça coûte au juste ? Et pour les petites listes, sans l'appui d'un parti politique, le bouillon est-il également financier ?

C'était sa première campagne électorale. «Décidée trois mois avant le scrutin, en décembre», celle-ci s'est terminée dimanche dernier... avec 2,64% des suffrages. Pour Charles Laot, tête de liste de Terres de Bretagne, vitrine du monde agricole breton, le montant de la facture devrait atteindre «entre 17.000et 20.000€». Une paille comparée aux budgets des deux poids lourds de la campagne, Jean-Yves Le Drian et Bernadette Malgorn. Le premier espère limiter les dépenses «entre 400.000 et 450.000€, avec le second tour». «C'est la moitié du plafond(468.732€) à ne pas dépasser pour ces élections en Bretagne, et c'est le maximum que peut rembourser l'État», informe son état-major. La même estimation est avancée du côté de Bernadette Malgorn.

Méthode tombola !

Charles Laot n'a aucun état-major à ses côtés. Aucun parti. Et faute d'avoir atteint 5% des suffrages, l'État ne remboursera rien. «On avait limité nos dépenses au maximum», explique l'ex-candidat. Aucun frais de déplacement facturé, aucun frais téléphonique, aucun repas. «Avec 2,3millions d'électeurs en Bretagne, nous devions théoriquement imprimer sept millions de bulletins de vote et de professions de foi. C'est l'équivalent de 40 tonnes de papier et 90.000€. Juste pour notre mouvement et le premier tour !». Terres de Bretagne a donc décidé de ne publier aucune profession de foi et n'a imprimé que 30% des bulletins de vote requis pour l'élection. L'association a pu collecter 7.000 à 8.000€ auprès de «sympathisants» qui étaient, en outre, invités à imprimer leurs propres bulletins de vote. Pour le reste, c'est un peu la méthode tombola ou vente de calendriers. «Nous avons remis à nos 91colistiers des carnets d'adhésion payante à l'association. Chaque colistier doit ramener entre 250 et 300€».

«Je n'aurais pas à vendre ma maison !»


Pour le Carhaisien ChristianTroadec, tête de liste de «Nous te ferons Bretagne» (4,29%), porte-parole du Centre-Bretagne pour ces élections, la note de cette campagne pourrait atteindre 60.000 à 75.000€. «Elle sera répartie entre les troispartenaires de l'alliance: le Parti Breton, la Gauche alternative et l'Alliance écologiste indépendante. Nous n'avons lancé aucun appel aux dons», insiste Christian Troadec. La seule contribution des quelque 200candidats présentés en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire «devrait suffire». Une moyenne de 300€, au minimum, par candidat! «Les gens donnent ce qu'ils veulent mais ils savent être généreux. Le plafond légal est de 4.600€ par personne», rappelle l'ex-candidat, qui assure qu'il n'y aura «aucun problème». Gérard Perron, tête de liste d'«Ensemble pour une Bretagne à gauche» (3,51%), communiste dissident, ne pourra pas compter sur l'appui de son parti pour régler la note. «Nous avons fait appel à nos généreux donateurs et nous n'aurons aucun souci pour payer les 80.000 à 90.000€ que nous avons engagés dans cette campagne». Pas question de donner d'autres chiffres. «Nous n'allons tout de même pas dévoiler nos secrets de financement!, s'étrangle Gérard Perron. Nos donateurs ne souhaitent aucune publicité... Mais ne vous inquiétez pas, je n'aurais pas à vendre ma maison, si c'est ce que vous voulez savoir !».

Source : http://letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/regionales-mini-score-maxi-facture-19-03-2010-831217.php

Publié dans Régionales 2010

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