Quimperlé: Accueil d'urgence : la colère du NPA

Publié le par Carland

effet_de_serre-6e14a.jpgOuest France le 20 novembre 2009


Une gabegie. La section quimperloise du Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot voit dans la fermeture de l'hébergement d'accueil d'urgence pour démunis (Ouest-France du 10 novembre) un énorme « gâchis ».

Dans un communiqué, Eric Rudwill, conseiller municipal, fustige : « Une fois de plus, la municipalité annonce par voie de presse la fermeture du service d'urgence du centre Guehenno, ouvert depuis des décennies. Les personnes en situation de précarité y trouvaient écoute, repas chaud, douche et un lit. Bizarrement, personne ne s'interroge sur le fait que les autres communes de la Cocopaq ne disposent d'aucun lieu d'accueil pour les plus démunis. [...] Nous comprenons le désarroi des bénévoles qui ont apporté humanité, soutien et dévouement aux victimes démunies de la société capitaliste. Pour nous, le centre Géhenno doit rester ouvert ! »

 

Le Telegramme de Decembre 2009

L'opposition municipale socialiste nous a fait parvenir un communiqué concernant le logement d'urgence à Quimperlé. «Lundi se tenait un conseil d'administration du centre communal d'action sociale avec à l'ordre du jour une question diverse: point sur l'hébergement d'urgence. Une question inscrite à la demande des administrateurs associatifs et des élus de l'opposition municipale». «Administrateurs qui ont appris par voie de presse début novembre la fermeture du logement d'urgence, ouvert depuis une vingtaine d'années et qui permettait de recevoir les routards. 172 nuitées en 2007-2008», poursuit l'opposition socialiste. «Administrateurs qui ont, ces dernières semaines, tenté de convaincre la municipalité de revenir sur cette décision prise sans aucune concertation. Desadministrateurs qui ont notamment fait, lors d'un conseil d'administration extraordinaire le17novembre dernier, la proposition d'une gestion associative de cet hébergement pour cet hiver».

L'argument financier «n'est pas acceptable»

«La seule réponse apportée finalement aujourd'hui par le maire est l'étude du transfert de cet hébergement à la Cocopaq. Chacun sait qu'une telle décision, qui suppose un transfert de compétence, ne pourrait se prendre avant quelques mois». «C'est pourquoi nous réitérons une nouvelle fois notre demande que le logement d'urgence soit rouvert. Nous considérons qu'il s'agit là d'une obligation morale. Qu' invoquer les 35.000 EUR de dépense n'est pas acceptable pour justifier une telle décision. Quimperlé est une ville solidaire. Fermer le logement d'urgence c'est rompre avec cette valeur forte».


Le Telegramme du 11 janvier 2010


Eric Rudwill et l'hébergement d'urgence. «Incurie sociale»

Un logement, c'est un droit!», écrit, dans un communiqué, Éric Rudwill, conseiller municipal du groupe La Vraie Gauche et membre du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). «Dans une période hivernale marquée par le froid et la neige», poursuit-il, «nous accusons la municipalité de Quimperlé de non-assistance à personnes en danger suite à la fermeture du Centre Guéhenno, hébergement d'urgence unique sur la Cocopaq, en novembre dernier (Cocopaq dont nous attendons encore et toujours les mesures en terme de logements sociaux...)...».

«En préférant investir nos impôts locaux dans des projets et des dépenses en inadéquation totale avec les besoins de la ville, nos élus locaux font preuve d'une incurie sociale particulièrement grave». «Alors que d'après l'Insee, plus de 250 logements sont vacants sur Quimperlé, une municipalité conduite par la Vraie Gauche n'aurait pas fermé le Centre Guéhenno, impulserait une politique volontariste au sein de la Cocopaq pour construire les logements sociaux écologiques nécessaires au besoin de la population, notamment de la jeunesse, et appliquerait la loi du logement opposable par la réquisition des logements vides». Et il conclut: «Pour moi et le NPA, le logement est un droit garanti, égal pour toutes et tous! Il y a urgence».

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Le maire, Alain Pennec, répond «aux accusations de l'opposition» après la fermeture du logement d'urgence. «Le 31mars dernier, le conseil d'administration (CA) du CCAS a voté le budget, qui couvrait le fonctionnement du local d'urgence pour les seuls trois premiers mois de l'année. Il y a sans doute eu un malentendu qui a fait l'objet d'un large débat au dernier CA. Évidemment, cette fermeture ne va pas laisser des gens à la rue. Ils seront aidés par le CCAS et, si besoin est, pris en charge par le 115 vers les CHRS (centre d'hébergement et de réinsertion sociale) de Concarneau, Lorient ou Quimper ou vers Emmaüs, éventuellement vers un hôtel pour une nuitée».

«89% de non Quimperlois»

«Pourquoi avoir fermé le local d'urgence? D'abord», poursuit le maire, «parce que son taux d'occupation est faible; il a même été nul entre le 26 novembre et le 13 décembre 2008. Depuis 2002, la Ville finance ce service à hauteur de 34.000 euros pour 176 nuitées/routard, soit un coût de près de 200 euros par nuitée. L'effort de solidarité de la Ville s'est traduit par le doublement de la subvention d'équilibre au CCAS en quatre ans et pour le conseil d'administration, sensibilisé à la nécessité de la maîtrise des dépenses, il est apparu qu'un tel service d'urgence financé par les seuls Quimperlois relevait d'une compétence intercommunale. Il accueille en effet 89% de non Quimperlois». «Des associations peuvent-elles se charger de la gestion du local d'urgence? C'était déjà le cas en partie avant 2001 mais la situation n'était pas satisfaisante. La gestion de cet accueil d'urgence et les responsabilités qui en découlent sont lourdes à porter pour des bénévoles, d'autant que le public des routards a changé, certains d'entre eux sont imprévisibles. Les débats du conseil d'administration ont révélé que les associations avaient bien pris conscience de cette dimension».

La Ville «fait déjà beaucoup»

«Il faut, je crois, affirmer que Quimperlé fait déjà beaucoup pour la solidarité: elle a mis sur pied une des trois épiceries sociales du département, elle subventionne de nombreuses associations caritatives et aide de nombreux logements sociaux, mais elle ne peut tout assumer». «Les administrateurs du CCAS sont d'accord pour aller de l'avant sur cette question en prenant en compte la nouvelle situation et pour poursuivre les contacts avec la Cocopaq (certains avaient débuté dès l'été 2001)».

Le Télegramme du 15 decembre 2010



doc5 0552.previewUn logement, c'est un droit !
 

 

" La municipalité a fermé le centre d'accueil pour les sans abri, le retour des rigueurs de l'hiver nous interpelle sur cette fermeture, justifiée par le Maire( non conformité des locaux, coût élevé au regard de la " faible" fréquentation ..) .

 

Il est scandaleux , au regard de l'humanité la plus élémentaire, de n'avoir pas trouvé une solution pour l'hébergement temporaire des personnes en difficulté, le maire a eu moins de scrupules pour le financement de l'office de tourisme,( plusieurs dizaines de milliers d'€), installé place St Michel, et dont le déplacement en basse ville peut être considéré comme une obsession capricieuse d'un élu indifférent au sort des plus démunis."

NPA du Pays de Quimperlé.

Publié dans Chômage & précarité

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