Quimper. Girex-Mazal. Manifestation pour la sauvegarde de l'emploi le 26 mars

Publié le par Carland

«Nous sommes à un tournant», a estimé, hier, le comité d'entreprise de Girex-Mazal. Il a annoncé une série d'actions dont l'appel à une manifestation pour la défense de l'emploi à Quimper, le samedi 26 mars.

La période pour que d'éventuels repreneurs se fassent connaître sera close le 4avril. Le 7avril, le tribunal de commerce de Versailles étudiera de nouveau la situation de Girex-Mazal à Quimper (169 salariés), la seule usine de production de médicaments en France du groupe indien Wockhardt.

«Défense de l'emploi...»

Rachetée en 2007, elle avait été placée en sauvegarde en octobre2010 puis en redressement en février dernier. «Nous sommes à un tournant de nos actions», a estimé, hier, Pierre Quéau, le secrétaire du comité d'entreprise, lors d'une assemblée générale des salariés en milieu d'après-midi devant les locaux de l'usine, zone de Kernévez. Une assemblée générale qui s'est tenue au cours d'un débrayage auquel a participé une centaine de salariés. «Notre premier objectif, c'est la défense de l'emploi, des 169emplois. Si on n'y arrive pas, les gens qui seront contraints de quitter le site devront le faire dignement et honorablement», a réaffirmé PierreQuéau (CFDT).

«Un manque total de respect...»

«Le groupe Wockhardt doit s'engager fermement et définitivement sur le fait qu'il honore le plan de sauvegarde de l'emploi de sa filiale Girex-Mazal», a-t-il redit. Ce que Wockhardt chercherait à éviter selon le comité d'entreprise. «Je ne peux pas comprendre qu'Ajay Sahni (NDLR: P-DG de Wockhardt France) n'ait pas répondu à notre demande, c'est un manque total de respect à l'égard des salariés de Quimper», a affirmé le secrétaire du comité d'entreprise, annonçant la tenue, hier matin, au ministère de l'Industrie, d'une «réunion interministérielle sur Girex-Mazal».

Blocage de marchandises

«Nous devons obtenir un engagement de production», a-t-il aussi revendiqué, précisant que Wockhardt était entré en négociation avec un autre laboratoire pharmaceutique en France pour sous-traiter l'activité de Mazal, la société de conditionnement des médicaments fabriqués par Girex. «À partir de là, il n'est pas question de laisser partir quelque marchandise que ce soit». Il a ainsi annoncé le blocage d'un peu plus d'une tonne de deux principes actifs.

  • Jacky Hamard

Source : http://quimper.letelegramme.com

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