Pour le développement du service public et la satisfaction de nos revendications

Publié le par Carland

Après avoir échangé sur la situation sociale et revendicative à la SNCF et pris connaissance des nouvelles coupes sombres prévues par la direction dans le budget 2010 de la SNCF, les Fédérations de Cheminots CGT – UNSA – SUD.Rail et CFDT, viennent de décider de déposer un préavis de grève unitaire, couvrant la période du mardi 2 février 2010 à 20h à jeudi 4 février 2010 à 08h pour l’ensemble des cheminots.

lutte-sociale.jpgEn effet, le budget 2010 présenté au CCE du 19.01.2010 et au CA du 20.01.2010 de la SNCF prévoit 3 600 nouvelles suppressions d’emplois se décomposant en 1 800 embauches pour 5 400 départs prévus. L’opération s’inscrit une nouvelle fois dans l’affaiblissement de l’établissement public par la baisse des effectifs et l’écrémage des trafics, comme c’est de nouveau le cas pour le transport de marchandises (‐ 18,6%).

La perspective de supprimer des dessertes TGV complète ce tableau d’un budget 2010 qui marque la poursuite d’un projet d’entreprise « destination 2012 » éloignant la SNCF de son caractère de service public et de ses obligations en matière de réponse aux besoins de transport, de qualité de service, d’aménagement du territoire, de protection de l’environnement…

Ce nouveau coup d’accélérateur dans la transformation de l’entreprise est inacceptable tant pour les fédérations syndicales que pour la majorité des cheminots, déjà largement opposés aux multiples réorganisations en cours et à la déqualification des métiers. Face au dogme de la gestion libérale où la logique de résultats comptables prend le pas sur les missions de service public, où les filiales grignotent peu à peu l’EPIC SNCF, au détriment de l’intérêt de la collectivité nationale et des garanties collectives des cheminots, l’action s’impose.

Adossée à ces choix, la politique sociale à la SNCF est en berne au regard de la situation salariale. Sur les salaires et pensions, face au quotidien des difficultés, le pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités doit être préservé et amélioré.

Les cheminots ont besoin d’être unis pour défendre le Service Public et leurs revendications sociales !

Les Fédérations de Cheminots CGT – UNSA – SUD Rail et CFDT appellent donc l’ensemble des cheminots à se mobiliser autour du préavis unitaire déposé pour le 3 février à partir des revendications nationales, régionales et locales autour de la structuration de la SNCF et des multiples réorganisations contestées par le personnel, l’avenir de Fret SNCF, des questions d’emploi, de salaires, de conditions de travail, et les facilités de circulation.

Elles préviennent d’ores et déjà la direction de la SNCF et le Gouvernement que s’ils restent sourds aux revendications, les fédérations appelleront à la grève et si nécessaire déposeront, dès le lendemain, une nouvelle demande de concertation immédiate en vue d’une action de mobilisation des cheminots d’un niveau encore plus élevé.


Arrêtons les casseurs... de l’entreprise SNCF !

par SUD Rail

La direction SNCF et le gouvernement accélèrent les « réorganisations » : Etablissements Infra Circulation, Territoires de Production de l’Infra, Gares et Connexions, filialisation du fret, éclatement des Etablissements Tractions, Commerciaux Trains et EEX pour créer des Etablissements monoactivité…

Et un constat s’impose au fil des réunions : ils se fichent éperdument des cheminot-e-s et de leurs revendications. Tout au plus sont-ils prêts à proposer de nouvelles réunions qui ne serviront à rien.

Derrière le chantage permanent à la rentabilité économique ou les prétendues obligations européennes, le gouvernement et la direction SNCF poursuivent un même objectif politique : la dissolution de l’entreprise publique dans une multinationale des transports et le développement des filiales.

Maintenir un service public au service de ses usagers et qui respecte ses salarié-e-s ou laisser les transports ferroviaires devenir un terrain de jeux pour actionnaire et de précarisation pour tous, quel que soit son chantier. Voilà l’alternative.

Ils veulent tout dérèglementer !

Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du fret ferroviaire, la direction SNCF avait fait le choix, dans les négociations, de cautionner la mise en place pour le secteur privé d’une réglementation du travail en très net recul par rapport au RH 0077. Elle pensait se servir de ce recul pour imposer une dérèglementation aux cheminots du fret et se rapprocher de cette convention collective du secteur privé, mais les mobilisations ont contrarié ses plans.

Pour les activités Voyageurs, la direction souhaite inclure les cheminot-e-s à statut dans les prochaines négociations pour une nouvelle convention collective. Et une fois de plus elle n’a pas l’intention de proposer le RH 0077 comme référence.

Le « comité Grignon », mis en place par le gouvernement, prépare actuellement les conditions de transfert de cheminot-e-s vers le privé en cas de perte de marché TER par exemple.

Le projet de la direction de constituer des établissements mono-activité regroupant plusieurs métiers constitue une étape pour transférer vers le privé des agents de conduite, des ECT, de l’escale, de la vente, du matériel… entièrement dédiés à telle activité ou à telle ligne.

Si nous les laissons faire nous aurons demain une dérèglementation généralisée, c’est à dire des conditions de travail et de vie encore dégradées, davantage de mobilité imposée et de pression managériale.

Construire un mouvement unitaire !!!

Avant même de présenter son budget, la direction a déjà entamé le refrain « 2010 : une deuxième année de crise », c’est à dire de suppression d’emplois et de perte de pouvoir d’achat ! Ce n’est pas acceptable. Depuis plusieurs semaines, à Strasbourg, Toulouse, Le Mans, Nantes, Marseille, Lyon, Orléans, Chambéry, Paris St Lazare …, il y a de nombreux conflits locaux qui se développent contre cette politique de casse sociale. Ce sont toujours des mouvements avec des Assemblées Générales où les grévistes décident démocratiquement des suites à donner, et où l’unité syndicale se fait à la base, quelle que soit les sympathies syndicales de chacun-e. Ce qui importe avant tout, c’est de lutter ensemble et de gagner. Tout cela montre bien que les cheminots, quels que soient les régions, les métiers … , sont prêts à se mobiliser quand ils perçoivent bien les attaques et décident de l’action à mener.

Ces mouvements locaux et ou catégoriels sont nécessaires pour contrer la politique de la direction et améliorer la situation des salariée- s, mais ils ne suffisent pas pour s’opposer efficacement à la programmation d’une politique de casse. Les organisations syndicales ont la responsabilité de construire un mouvement national tous services où chaque métiers s’appuie sur ses revendications pour défendre l’entreprise publique dans sa globalité. Nous pensons aussi qu’il est du devoir syndical de travailler à la convergence des luttes au niveau interprofessionnel, notamment de tous les salariés engagés dans la défense des services publics.

Le 4 janvier, une Demande de Concertation Immédiate commune CGT-UNSA-SUD-Rail-CFDT a été déposée, chacun faisant le constat qu’un mouvement très fort et tout services était nécessaire pour stopper ce démantèlement programmé, les suppressions de postes et gagner une hausse de salaire significative. Nous avons été reçus les 6 et 12 janvier par la direction sans aucun résultat.

La direction SNCF n’a apporté aucune réponse lors cette deuxième réunion aux revendications exprimées sur le devenir de l’entreprise publique, sur l’emploi, les salaires. Aussi SUD-Rail a fait la proposition aux fédérations syndicales CGT, UNSA et CFDT en réunion interfédérale le 15 janvier, de déposer un préavis de grève national, tous services, qui soit reconductible, dans les semaines qui viennent. Face à l’ampleur de l’attaque, il faut une riposte à la hauteur Si les différentes journées de mobilisation sous forme de grève de 24 h de l’année 2008 ont permis, lors des deux premières actions, une réelle mobilisation, leur enchaînement a été au contraire démobilisateur.

Si nous voulons espérer gagner il nous faut un rapport de force capable de durer et pas simplement qui indique à intervalles réguliers le nombre de mécontente- s. Nous ne souhaitons pas discuter avec la direction ou le gouvernement sur le contenu du recul social qui nous menace. Et parce que nous y sommes opposés, il nous semble logique en tant qu’organisation syndicale, d’organiser la résistance au démantèlement de l’entreprise publique SNCF. Parce que c’est l’avenir de chacun-e d’entre nous qui est en jeu, cette décision d’une grève reconductible, tous services, n’appartient pas qu’aux fédérations syndicales, mais à toutes et tous. Lors des tournées, des permanences syndicales, des heures d’information syndicales… nous devons en discuter. Les militant-e-s SUD-Rail sont disponibles pour avoir ce débat et organiser l’action. Nous pensons qu’un préavis de grève reconductible tous services est le seul moyen d’être entendu par la direction SNCF et le gouvernement.

Si nous voulons stopper la privatisation par morceaux, défendre les acquis sociaux et empêcher la précarisation généralisée pour tous, c’est maintenant qu’il faut se mobiliser !

Source : http://www.rezocitoyen.org/spip.php?article8080

 

Publié dans Services Publics

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