Palmarès des pires socialistes : élisez le radis d’or 2010 !

Publié le par Carland

Le journal Fakir est un journal papier, en vente chez tous les bons kiosquiers ou sur abonnement. Il ne peut réaliser des enquêtes, des reportages, que parce qu'il est acheté.

Dans son numéro 44, tout juste sorti en kiosques, Fakir se livre à un dégommage - aussi joyeux qu'argumenté - de la vingtaine de socialistes ayant (plus ou moins largement) contribué à enterrer définitivement l'idéal qu'était censé défendre leur parti. L'occasion pour Fakir de se faire participatif (sur un air cher à Ségolène Royal…) : amis lecteurs, vous êtes invités à voter pour les "Radis d'Or", décernés aux socialistes les moins socialistes. Exceptionnellement, les commentaires sont ouverts.

« Rouges à l'extérieur, blanc à l’intérieur, et toujours près de l'assiette au beurre. »
Sous la Troisième République, les radicaux étaient ainsi comparés à des « radis ». C'est qu'ils participaient à tous les gouvernements, de gauche avec les socialistes d'alors, de droite avec les conservateurs.

Les socialistes ont remplacé les radicaux : ils sont devenus
« les radis » de la Cinquième République. Au gré des circonstances électorales, leur cœur penche tantôt à gauche (avec le Parti communiste, notamment), tantôt au centre (avec le Modem ou Les Verts). Lorsqu’ils partent à la bataille, c'est en rangeant leur drapeau rouge, même rosi, dans leur poche : « mon programme n’est pas socialiste » déclare l’un, ce mot est « dépassé » reprend le second, « je suis libéral » conclut le troisième. Jusqu’aux masques qui tombent : pour une mission, une commission, un secrétariat d'Etat, un petit bout de ministère, une tripotée de « leaders » accordent courbettes et flatteries à Sarkozy. Ne jamais s’éloigner trop longtemps de l’ « assiette au beurre »...
Alors, aujourd'hui, Fakir tient à les célébrer.
A fêter les dirigeants, et –antes, qui, depuis vingt-cinq ans, depuis 1983, « modernisent » leur parti : le font passer de la « lutte des classes » à la « concurrence libre et non faussée ».

De Dominique Strauss-Kahn (Radis d’Or du Service public) à Michel Rocard (Radis d’Or de la Justice fiscale) en passant par Georges Frêche (Radis d’Or de l’Amitié entre les Peuples), Fakir remet son glorieux légume à dix-sept ténors du PS dans son numéro 44 (en vente dans tous les bons kiosques).

Et moi ? et moi ?, crient déjà - jaloux - Pascal Lamy, Bertrand Delanoë, Gérard Collomb, etc. qui ont échappé à notre distinction.
Et pourquoi pas lui ?, vous nous reprochez déjà – car parmi les plus mous des socialistes, vous avez également vos préférences.
Alors, la démocratie fakirienne triomphera : débattez, votez, et élisez le « Radis d’Or 2010 », en commentaires ci-dessous. Nous irons lui remettre son glorieux trophée, en grandes pompes, avec votre message d’affection, rue de Solférino…
Surtout, n'hésitez pas à vous faire mordants, acerbes et truculents : le meilleur des commentaires - arbitrairement choisi par l'équipe de Fakir - vaudra à son auteur un magnifique cadeau-surprise. A vos claviers !

Pour donner le bon exemple, Fakir reproduit ci-après la notice consacrée à
Dominique Strauss-Kahn, nominé pour le Radis d'Or du Service public :

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« En matière de privatisations, la 'gauche plurielle' a réalisé en trois ans un programme plus important que n'importe quel autre gouvernement français. »
C'est la Revue Socialiste qui louait ainsi le bilan du ministre de l'Economie. Car un paquet d'entreprises publiques sont passées à la moulinette libérale : Aérospatiale, Airbus, France Télécom, Thomson... Sans compter les banques : « Et de cinq, se félicitait Libé en 1999.Après le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit et le Crédit Lyonnais, Dominique Strauss-Kahn n'avait plus qu'on dossier à boucler pour achever son grand oeuvre, connu sous le nom de code de 'Restructuration du secteur financier' : la cession du Crédit Foncier de France (CFF). Depuis hier, voilà l'affaire réglée. (...) L'Etat s'est débarrassé de la dernière banque publique. » Devant pareille « oeuvre », DSK, co-auteur d'un livre sur les retraites avec Denis Kessler (alors n°2 du Medef), s'auto-congratule : « Le secteur financier public a été remis sur les rails. » Et comment ? En supprimant « le secteur financier public » ! Fallait juste y penser...
Seule une mise en examen - sans lendemain - l'a empêché de parachever son Grand Dessein : « Ouvrir le chantier des fonds de pension. Traduction : faire passer tout en Bourse. C'est d'ailleurs l'un des paradoxes de l'époque : la Finance est dénoncée pour sa folie, ses orgies, les Français se disent attachés à la Poste publique, les retraites par capitalisation sont discréditées jusqu'aux Etats-Unis. Mais qui, à gauche, caracole en tête des sondages ? Le plus financier des socialistes.

(article publié dans Fakir N°44, février 2010)

Source : http://www.fakirpresse.info/

Publié dans Politique

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