On viendra, on prendra tout

Publié le par Carland

 

 

« Ils étaient vingt et cents » disait Ferrat

« Ils se croyaient des hommes n’étaient plus des nombre » ajoutait il

 

Et nous ?  Nous qui n’avons pas connu ça

Et nous qui nous nous indignons

Nous les courageux qui pleurent nos à qui et à quoi

Qui pleurent 1945 que nous n’avons pas connus

 

On pleure, on s’indigne

Et la fureur de la mauvaise odeur

D’un menteur livrant 50 couillons hurlants devant S&P

« Résistance » osent ils dire toute honte bue

 

Ferrat nous dit la nuit et le brouillard

Et nous notre chiasse collée au froc

On dit que le pantalon tiens chaud ?

Vivre en votant (vivotant ?), en faux semblants !

 

Qui est communiste

Un sénateur pourri par trente ans de prostitution ?

Ou toi et moi qui crevons

Aurons-nous le courage ?

 

De ne pas finir à genoux

Pour des acquis qui ne sont jamais qu’un avoir

Un jour, aurons nous le courage de solder ?

En pleurant nos morts

 

Vivre libre pour ne pas connaitre comme eux la nuit

Vivre libre pour ne pas finir dans le brouillard aussi

Vivre c’est un mot qui fait peur

Vivre ce n’est pas tomber dans une urne

 

Et si on leur disait qu’on ne veut rien

Mais qu' un matin après la nuit

Après le brouillard, on viendra

Et, en silence, on prendra tout !

 

Carland

Publié dans Poésie

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D

Puisuqe vous citez Jean Ferrat,n'oubliez pas non plus Ma France("cette terre de liberté au-delà des frontières) ou l'irrésistible "le Bilan",ça vous calmera un peu et puis,regardez aussi du côté
des bons camarades chinois,cubains,nord-coréens,ces terres de liberté et de démocratie exemplaire que vous aimez tant puisque vous ne les critiquez jamais.
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