NPA finistère - Pour nos retraites, partageons les richesses

Publié le par Carland

logo3.jpgSarkozy et Fillon l’ont dit et redit : le résultat des élections régionales n’influencera pas les décisions gouvernementales prévues. Ils continueront, à marche forcée, leur politique antisociale et réactionnaire. Le Parlement devrait voter cet automne une nouvelle loi sur les retraites. La « concertation » pourrait durer jusqu’aux vacances d’été.


Pour le NPA, il n’est pas question de discuter avec ce gouvernement ! Il n’agite que des mensonges sur le « choc démographique » et l’insupportable « trou abyssal de la Sécurité sociale » et n’entend pas modifier les points fondamentaux de sa contre-réforme : allongement de la durée des cotisations, diminution le niveau des pensions, report de l’âge de la retraite à plus de 60 ans …


Mais, l’insupportable c’est le million de retraités sous le seuil de pauvreté et la moitié qui survit avec une pension inférieure à 1 000 euros. L’insupportable c’est les trois-quarts de femmes qui ne touchent que le minimum vieillesse, avec des pensions inférieures à 40 % à celles des hommes. L’urgence quand il y a 5 millions de chômeurs n’est pas de faire travailler plus longtemps mais au contraire de permettre à tous et toutes de travailler.

L’objectif du gouvernement et du Medef est clair. D’un côté, ils veulent faire payer aux retraités « leur crise » en diminuant encore les pensions. De l’autre, ils veulent s’attaquer aux fondements du système, la répartition. Par l’introduction d’un système par « points » ou « notionnel » dans lesquels la pension devient dépendante de la situation économique et de l’espérance de vie et en favorisant la capitalisation pour les salariés qui en auront les moyens.


Pour le NPA, l’urgence est à la riposte unitaire. La gauche sociale et politique doit s’unir et ne rien lâcher pour défendre les retraites dès la première mobilisation du 23 mars. Cette journée de grèves et de manifestations ne sera pas suffisante pour stopper ce gouvernement. Ce doit être la première étape d’une mobilisation d’ampleur qui devra aller jusqu’à la grève générale seule susceptible de faire céder ce gouvernement.

Patronat et gouvernement veulent, à travers cette nouvelle attaque contre nos retraites, continuer à nous faire payer leur crise comme c’est le cas aujourd’hui en Grèce et au Portugal.


Nous devons comme le peuple Grec leur montrer notre détermination à refuser de payer une crise dont nous ne sommes en rien responsables !

C’est le moment d’agir, tous ensemble !



La démographie, un problème ?


Certes, il y avait 11 millions de retraités en 2000, ils devraient être 21 millions en 2040 du fait de l’allongement de la durée de la vie et de l’arrivée à l’âge de la retraite de la génération du « baby-boom »


Les derniers-nés de cette génération arriveront à la retraite entre 2036 et 2040.

Ce seront ensuite les classes creuses qui y parviendront et le nombre de retraités diminuera.


Les rapports officiels d’où sont tirées les prophéties catastrophiques évoluent très vite et sont pleins d’incertitudes : difficile de prédire par exemple combien des femmes qui ne sont pas encore nées auront d’enfants !


Au total, la population en âge de travailler serait stable de 2006 à 2050.

Entre 1960 et 2000, la part de la richesse nationale (le PIB) consacrée au financement des retraites par répartition avait augmenté de 8%. Pourquoi serait-il impossible de l’augmenter à nouveau, alors que la richesse va doubler en 40 ans (de 1 700 à 3 400 milliards d’euros) et que les besoins pour les retraites nécessiteraient une progression de la part du PIB de 6 % d’ici 2050 ?

Il n’y a pas lieu de construire un scénario catastrophe sur « le choc démographique » car les richesses existent.


Financer les retraites est un choix politique.


Le total des cotisations pour les retraites (public/ privé) est, aujourd’hui, autour de 200 milliards d’euros par an. Une augmentation des salaires de 300 euros et un emploi pour les chômeurs se traduirait tout de suite par plus de 30 milliards de ressources en plus pour payer les retraites, bien au-delà de tous les « déficits. »

La vraie question c’est bien la répartition des richesses.



Financer les retraites, c’est possible !


Les ressources existent. Le « problème » des retraites est celui d’un choix politique. Une part croissante des richesses produites est accaparée par une minorité de privilégiés. Le patronat et les gouvernements de droite et de gauche ont réussi depuis 25 ans à faire chuter de 10 % la part des salaires dans la richesse créée et ainsi d’accroître d’autant la part des profits.

Il faut donc prendre sur ces profits pour financer les retraites, c’est-à-dire :

- 100 000 chômeurs en moins, c’est 1,3 milliard d’euros de cotisations en plus.

- Du travail pour les 5 millions de chômeurs apporterait 65 milliards d’euros à la protection sociale.

- 300 euros d’augmentation des salaires c’est 66 milliards d’euros pour la Sécu dont 31 pour les retraites.

- 1 % de cotisation déplafonnée rapporte 4,9 milliards d’euros à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse.

  • Mettre fin aux pillages de la Sécurité sociale

- L’Etat et les patrons doivent rembourser toutes leurs dettes (2,15 et 3,6 milliards d’euros en 2008).

- Les dispositifs qui échappent aux cotisations sociales et individualisent les salaires doivent être intégrés à la masse salariale (apport de l’intéressement et de la participation : 6 à 8 milliards d’euros).

- Les cotisations sur les stock-options apporteraient 2,4 à 4,8 milliards d’euros.

- Le régime général (des salariés) ne devrait plus verser de compensations (7,8 milliards d’euros) aux caisses des exploitants agricoles, commerçants, et artisans.

TROIS EXIGENCES INSEPARABLES


- Le droit à la retraite à 60 ans maximum, à 55 ans pour les salariés ayant subi des travaux pénibles et ceux qui sont affectés par la dégradation des conditions de travail ;

- La pension doit être la continuité du salaire. Elle doit être à 75 % du salaire brut, calculée sur les six meilleurs mois de salaire ;

- La durée maximale pour bénéficier de la retraite doit être de 37,5 annuités de cotisation, en incluant les périodes de pertes d’emplois, d’apprentissage, de formation et d’études à partir de 18 ans.


Ceci implique l’abrogation de toutes les mesures depuis 1993 concernant la retraite Sécu et les régimes complémentaires et de 2003 pour la fonction publique.


UNIFICATION DES RÉGIMES DE RETRAITE UNIQUEMENT PAR LE HAUT POUR LE FINANCEMENT, POUR PLUS DE COTISATIONS :

- Un CDI à temps plein pour tous et toutes, avec un temps de travail à 32 h et moins si nécessaire !


- Augmentation de tous les salaires et revenus de 300 euros nets pour tous ;

- Augmentation de la part « patronale » des cotisations.


NON AUX RETRAITES DE MISÈRE


- Indexation des retraites sur les salaires et non sur les prix.

- Revalorisation immédiate des retraites de 300 euros nets.

- Pas de retraites en dessous du SMIC revendiqué (1500 euros net).

- Compensation des inégalités entre les hommes et les femmes.

 


Mardi 23 mars
Grève fonction publique et interprofessions
Rassemblements :
Brest 10h30 Place de la Liberté
Quimper 10h30 Place de la Résistance
Morlaix 10h30 Place de la Mairie
Quimperlé 10h30 Coat Ker

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Pour prendre contact avec les comités NPA de votre choix:

Comité Quimper

npa29quimper.over-blog.fr

quimper.npa@gmail.com

06 59 71 42 21

Comité Châteaulin

chaltauliberalisme.blogspot.com

Comité Douarnenez

npa.douarnenez@live.fr

Comité Pays Bigouden

nouveau-parti-anticapitaliste-paysbigouden29@orange.fr

Comité Carhaix

npacarhaix@gmail.com

Comité Quimperlé

npa.lavraiegauche.quimperle@orange.fr

Publié dans Communiqués du NPA

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