Nitrates dans l’eau : vers le principe Pollués Payeurs

Publié le par Carland

Communiqué du NPA 29
NPA29.pngC’est un rapport du CGEDD (un service du ministère de l’écologie) qui le dit. La facture du traitement des pollutions générées par le productivisme agro-industriel pourrait atteindre 1,680 milliard d’euros en 2011 soit 215 euros par personne. Le lobby agro-industriel pollue et le contribuable paie.
 Le système agricole productiviste profite essentiellement à l’industrie agroalimentaire, à la grande distribution et à quelques gros exploitants agricoles ainsi bien sûr qu’aux banques. Ce système pollue : les citoyens doivent en payer les dégâts. En suivant le dicton bien connu : on privatise les profits et on socialise les pertes (comment s’étonner du déficit de l’état !!!).
Les premières victimes de cette affaire seront les petits et moyens agriculteurs. Les scientifiques montrent de plus en plus régulièrement les dangers des pesticides pour la santé des paysans : leucémie, maladie d’Alzheimer, cancer du rein ... Que le prix du lait s’effondre ou que le cochon ne se vende plus, les voici menacés de faillite : leur grand endettement ne leur laissant pas de marge de manœuvre (30% de paysans en moins depuis le dernier recensement agricole). De plus, alors qu’ils ne sont que le maillon faible de la chaîne de production, ils sont souvent considérés comme les principaux pollueurs quand ils épandent du lisier ou des produits pesticides.
Mais on se dit : ce n’est plus possible, le gouvernement va faire quelque chose. Rassurez-vous braves gens, c’est fait. Le décret no 2011-1257 du 10 octobre 2011 relatif aux programmes d’actions à mettre en œuvre en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole vient de paraître au journal officiel. Mais, oh ! Surprise ! On s’aperçoit que le titre du décret est écrit en novlangue et qu’en fait, le gouvernement vient d’autoriser une augmentation de 20% en moyenne des quantités d’azote.
Nous, au Nouveau Parti Anticapitaliste, nous affirmons qu’une autre agriculture est possible. Une agriculture où trois petites fermes valent mieux qu’une grosse, où la qualité et la proximité permettraient aux paysans d’être mieux considérés, une agriculture où le travail serait mieux rémunéré que la rente et la finance.

Publié dans Ecologie

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