Montpellier. Santé. Cliniques Après la grève, les règlements de compte. L'exaspération des infirmiers anesthésistes

Publié le par Carland

Au sommaire
 1- L'ambiance sociale est délétère à la clinique La Lironde qui n'a jamais ouvert les négociations (Midi Libre 26 juin 201)


2- La grève dans les cliniques a contribué à changer la donne. Salariés gagnants, sauf à La Lironde (L'Hérault du Jour 24 juin 2010)


3- Montpellier. L'exaspération des infirmiers anesthésistes (Midi Libre 26 juin 2010)

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L'ambiance sociale est délétère à la clinique La Lironde qui n'a jamais ouvert les négociations

    « Nous sommes certains que vous comprendrez que votre entreprise ne pouvait pas et ne pourra jamais négocier sous la pression d'un conflit... C'est pourquoi nous pensons que la grève, quelles que soient sa durée et son ampleur, est un moyen brutal, inutile et absolument inefficace du dialogue social. » Voici des extraits de la lettre envoyée par la direction des ressources humaines de la clinique la Lironde (groupe Clinea) à chaque salarié de l'établissement montpelliérain. Comme une dizaine de structures de soins privés, La Lironde avait emboîté le pas du mouvement montpelliérain sans précédent.

    Si la plupart des établissements ont pu négocier le retour à une activité normale - comme cela se fait dans pareil cas - il n'en fut rien pour la clinique de la Lironde où la direction a, tout au long des trois semaines de conflit, toujours refusé la moindre discussion.

    Commentaire du délégué CGT du site, Philippe Gallais : « Après 15 jours de grève sans négociation et un bénéfice de 72 M€ en 2010 ». (Midi Libre 26 juin 2010)


Lu dans l'Hérault du Jour (24 juin 2010)
La grève dans les cliniques a contribué à changer la donne. Salariés gagnants, sauf à La Lironde (L'Hérault du Jour 24 juin 2010)


    Suivie par dix cliniques privées et mille salariés à Montpellier, la grève a duré trois semaines pour s'achever à la mi-juin. Dans ce bras de fer, face à des groupes financiers opulents, les salariés aux faibles salaires ont demandé une augmentation. Hier, dans un communiqué, le collectif CGT des cliniques privées, qui a coordonné le mouvement, a souligné que, désormais, dans le secteur de la santé privée, "rien ne sera plus comme avant. La plupart des salariés ont obtenu 2 à 3 % d'augmentation de la valeur du point et pour certains quasiment pas de perte de salaire. C'est une victoire incontestable face à un patronat très dur. Mais le gain n'est pas que pécuniaire. Les salariés ont réussi à imposer des négociations annuelles sur les salaires". Le collectif a annoncé "poursuivre son travail, afin d'obtenir des avancées salariales et pourquoi pas une nouvelle convention collective".

    Pour la centaine de salariés de la clinique de La Lironde, à Montpellier, c'est par contre le blocage total. Non seulement le groupe Orpea Clinea a toujours refusé de négocier, mais la direction a annoncé "le retrait intégral des jours de grève de la paie du mois de juin", souligne Philippe Gallais, le représentant syndical CGT. Il dénonce par ailleurs "un climat social délétère au sein de la clinique depuis la reprise du travail, le 11 juin". Les salariés seraient exposés à d'incessantes réflexions de la part de la direction. Aussi, dans un courrier envoyé mardi, Philippe Gallais a-t-il demandé son aide au préfet de l'Hérault pour "obliger la clinique à reprendre les négociations avec le syndicat", et sollicité un médiateur.


Montpellier. L'exaspération des infirmiers anesthésistes (Midi Libre 26 juin 2010)

    En quatre mois de grève, aucune négociation n'a été encore entreprise. La tension monte chez les infirmiers anesthésistes (Iade). Hier après-midi, une quarantaine d'entre eux, venus de toute la région, s'étaient rassemblés devant l'Agence régionale de santé. « Le maître mot, c'est l'exaspération, nous irons jusqu'au bout », déclare Simon Taland qui exerce à Montpellier. La profession réclame un diplôme reconnu au niveau master et souhaite garder l'exclusivité de son exercice. Elle lutte pour « cette générations de sacrifiés », les Iade diplômés en 2002, victimes d'une inversion de carrière. En mars, c'est le protocole Bachelot qui a mis le feu aux poudres. « Et en septembre, s'il ne se passe rien, on mettra le feu à l'hôpital », conclut Simon Taland.

Source : http://www.resistons.net/index.php/2010/06/27/725-montpellier-cliniques-apres-la-greve-les-reglements-de-compte

Publié dans Santé

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