Maternité de Carhaix. Soutiens réitérés aux Carhaisiens rejugés

Publié le par Carland

H_menu.jpgYann Manac'h et Bertrand Grimault étaient rejugés jeudi en appel (Le Télégramme d'hier) pour dégradations commises lors des manifestations de défense de l'hôpital. Des peines de six mois de prison et 5.000 € d'amende pour l'un, et quatre mois de prison ferme pour l'autre, ont été requises. Alors que le jugement sera rendu le 16février, des réactions de soutien se font jour.

«Deux poids deux mesures»

Celle du Collectif des femmes enceintes, tout d'abord, qui «s'indigne des peines requises», rappelant que «sans la mobilisation de ces deux personnes et de nombreux hommes et femmes du pays, la maternité serait aujourd'hui fermée. Plus de trois ans et demi après les événements, Yann Manac'h et Bertrand Grimault se voient imputer des faits sans que personne ne puisse démontrer qu'ils en sont les protagonistes». Le collectif s'étonne aussi que sa plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui n'ait jamais été prise en compte. «Deux poids, deux mesures», dénonce-t-il.

La revanche de l'État pour le NPA

Indignation aussi du côté du NPA devant le défaut de preuves et la requalification des faits «de tentative de dégradationen dégradation volontaire, alors que le jugement en première instance avait reconnu la justesse et la légitimité du combat». Henri Guillemot écrit encore, au nom du parti: «C'est la revanche de l'État Sarkozy qui n'accepte pas l'échec, car à ses yeux, le mouvement social ne peut pas gagner comme ce fut le cas à Carhaix». Et d'appeler à l'organisation d'une manifestation de soutien aux deux accusés.

«Injuste et disproportionné»

«150 € à Quimper, quatre mois ferme à Rennes, combien à Paris?», s'interroge quant à lui Christian Troadec. «C'est totalement disproportionné et injuste», fustige le maire qui parle également de «vengeance de l'État, lui-même condamné par la Justice, le 25juin 2008, après plusieurs semaines de manifestations, pour avoir fermé dans l'improvisation la plus totale ces deux services indispensables au droit à la santé pour tous en Centre-Bretagne». «À aucun moment, les actions des manifestants n'ont été violentes. À aucun moment non plus, la sous-préfecture de Châteaulin le confirme, il n'y a eu de dégradations à part quelques traces de fumées sur les murs», écrit-il encore. «Alors pourquoi un tel réquisitoire? Le Pouvoir veut-il brimer définitivement toutes celles et tous ceux qui s'opposeraient à la casse des services publics? À ceux qui croient encore au droit à la santé pour tous, au développement économique de leur région?». Christian Troadec annonce une réunion prochaine du collectif des 29 personnes inquiétées par la Justice, «afin de prendre les initiatives nécessaires». Et de conclure: «Nous ne laisserons pas tomber Yann et Bertrand».

Source : http://letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/maternite-soutiens-reiteres-aux-carhaisiens-rejuges-07-01-2012-1557365.php

Publié dans Hôpital de Carhaix

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