Loudéac : La direction de Pôle Emploi malmène ses salariés

Publié le par Carland

voir aussi : Pôle Emploi : le service public de l'emploi en Charpies !

Depuis plus d'un mois, à Loudéac, un collectif se bat pour que Martine Mégret obtienne un CDI à Pôle emploi. À 57 ans, après sept années et huit contrats aidés, elle y a été remerciée. Malgré diverses actions, une pétition signée par2.000 personnes et les interventions des élus, la direction régionale n'a pas bougé. Devant le pourrissement de la situation, hier, une nouvelle manifestation de soutien était organisée. Prévue devant le Pôle emploi de Loudéac, elle s'est déroulée, en raison du froid, dans les locaux de la Maison de l'emploi qui abrite plusieurs services, dont l'agence. Et le ton est monté.

Fermeture de la Maison de l'emploi !

Vers 9h30, la cinquantaine de manifestants est entrée dans le hall d'accueil de la Maison de l'emploi. L'occupation s'est, d'abord, déroulée dans le calme. Les participants ne manquant pourtant pas d'affirmer qu'ils ne partiraient de là qu'«avec la certitude d'un CDI pour Martine». Certains avaient même prévu un duvet pour passer la nuit. Dans la matinée, ils ont, reçu la visite de l'attaché parlementaire du député Marc Le Fur, puis le sénateur, Ronan Kerdraon. Aux représentants syndicaux de Pôle emploi, s'étaient joints quelques Loudéaciens et une délégation du groupe local de la Ligue des droits de l'Homme. En fin de matinée, Guillaume Siméon (directeur de la structure) s'est inquiété de cette présence bruyante dans les locaux de Pôle emploi. «Vous devez quitter le hall d'accueil pour laisser fonctionner le reste des services». Devant le refus des manifestants, il a pris une mesure radicale[1] : la fermeture de l'entrée de la Maison de l'emploi, à partir de midi.

Le directeur territorial chahuté

En début d'après-midi, l'ambiance est devenue électrique avec la visite de Pascal Connan, directeur territorial. Il est venu confirmer ce que tout le monde savait déjà : la possibilité, offerte à Martine Mégret, de prendre, à nouveau, un poste en contrat aidé de six mois. «C'est reculer pour mieux sauter», se sont insurgés les manifestants, soulignant le manque d'effectif général de Pôle emploi. «Martine est l'exemple même du type de personnes dont on a besoin dans les agences et vous les retirez». À l'issue de la discussion, le directeur, en voulant quitter la salle, s'est fait quelque peu malmener par les manifestants qui n'entendaient pas le laisser s'en aller.

Satisfaits de la mobilisation

Des échanges de coups de fil avec la direction régionale n'apporteront rien de neuf à l'opération. L'affaire se terminera peu avant 19h, par le départ de tous dans le calme. Les membres de la CGT, derniers à rester sur place, ont affirmé qu'ils n'en resteraient pas là et que d'autres actions seraient engagées pour interpeller la direction régionale. «Nous sommes satisfaits de la mobilisation aujourd'hui, elle a permis de montrer à la direction que nous étions déterminés et en colère. Nous espérons qu'elle aura compris le message».

[1] La méthode est utilisée systématiquement par la direction de Pôle Emploi. Elle vise à essayer d'opposer usagers et salariés. Bon évidemment personne n'est dupe pas plus que personne ne croit au récriminations du directeur territorial qui aurait été "malmené" : cela participe de la même propagande

Carland

Source : http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/rostrenen-loudeac/ville/pole-emploi-les-syndicats-montent-au-creneau-a-loudeac-video-01-12-2010-1132992.php?xtmc=loud%C3%A9ac&xtcr=2

Publié dans Chômage & précarité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article