Les Français confirment leur vote sanction contre Sarkozy !

Publié le par Carland

Les Français "ont sanctionné une politique injuste de cadeaux fiscaux pour les plus privilégiés au détriment de l'emploi.

La gauche a remporté dimanche au second tour des élections régionales une victoire sans appel face à la droite sans toutefois réaliser le grand chelem espéré, l'UMP parvenant à conserver son bastion alsacien, selon des résultats presque définitifs.

Selon Opinionway, la gauche réalise 54,3%, un record depuis les législatives de 1981, contre 36,1% pour l'UMP et ses alliés. Le FN, présent dans 12 régions, améliore partout ses résultats, dépassant même les 20% dans les régions où se présentaient Jean-Marie Le Pen (Paca) et sa fille Marine (Nord/Pas-de-Calais). L'abstention a baissé par rapport au record du premier tour mais frôle néanmoins les 50%. Estimée entre 49% et 49,5% selon les instituts, elle reste une quinzaine de points supérieure à celle de 2004. Ces résultats constituent un désaveu pour le président Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon.

Convoqué à l'Elysée lundi matin, le Premier ministre ne présentera toutefois pas sa démission, et le remaniement ne sera que "technique", a répété dimanche soir Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, assurant que Nicolas Sarkozy était "décidé à entendre" le message du scrutin. François Fillon a assumé sa "part de responsabilité", en souhaitant "garder le cap fixé par les élections nationales". De son côté, la patronne du PS Martine Aubry a considéré que "les Français ont donné une victoire sans précédent aux listes de la gauche rassemblée". Entre les deux tours, le PS avait fait alliance avec Europe Ecologie sauf en Bretagne, où le président sortant Jean-Yves Le Drian (PS) l'emporte avec 50%. Dès dimanche, Cécile Duflot, numéro un des Verts, a exprimé son souhait de "continuer le dialogue avec la gauche" dans la perspective de 2012. Seule exceptione en métropole, l'Alsace reste à droite. Le candidat PS a reconnu la victoire "apparemment nette" de son challenger UMP dans une triangulaire avec le FN.

Depuis 2004, la droite ne présidait plus que deux régions, l'Alsace et la Corse. Sur l'île de Beauté, la gauche est arrivée nettement en tête mais sans avoir la majorité absolue. Tout se jouera donc vendredi lors de l'élection du président de région. L'UMP peut se consoler outre-mer avec la conquête de La Réunion grâce à la division de la gauche, et probablement de la Guyane, où la droite était en tête au premier tour. Au-delà des régions acquises, c'est aussi l'ampleur de la victoire des listes de gauche qui est notable, l'écart avec la droite étant parfois accablant comme en Poitou-Charentes, où Ségolène Royal dépasse 60% et devance de plus de 20 points le secrétaire d'Etat Dominique Bussereau. En Haute-Normandie, 25 points séparent le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et Alain Le Vern. En Ile-de-France, Valérie Pécresse était donnée battue avec, d'après les instituts, 43-44% des voix contre 57-56% au président sortant PS Jean-Paul Huchon. Aucun des huit membres du gouvernement briguant une présidence de région n'a gagné son pari.

Dans le fief de M. Fillon, les Pays de la Loire, le PS, qui l'avait emporté modestement en 2004, améliore son score de cinq points. En Midi-Pyrénées, Martin Malvy (PS), serait le mieux élu en dépassant les 65%. Frédéric Lefebvre, pore-parole de l'UMP, a reconnu une "déception", tandis que Jean-François Copé parlait de "réelle défaite". Quant à Dominique de Villepin, il devrait annoncer jeudi la création d'un "mouvement au service des Français", selon son entourage. C'est "l'effondrement du sarkozysme", a tranché de son côté Jean-Marie Le Pen.

Source : http://www.lalibre.be/actu/international/article/570680/les-francais-confirment-leur-vote-sanction-contre-sarkozy.html

Publié dans Régionales 2010

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