Le Tazer a encore tué. SMP technologies de mort

Publié le par Carland

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La mort, lundi soir, d’un homme atteint par des tirs de Taser, lors d'une intervention de police, relance le débat sur cette arme. Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux s’est exprimé ce mardi devant la presse, refusant d’envisager l’interdiction du pistolet à impulsion électrique.

Brice Hortefeux : « L’alternative au Taser, c’est l’arme à feu… »

Pour Brice Hortefeux, l’agressivité de la personne interpellée a « contraint » les policiers à utiliser leur Taser.

« J’attends les conclusions de l’enquête pour prendre toutes les mesures qui s’imposent, a-t-il déclaré, refusant l’idée d’interdire l’arme. L’alternative au Taser dans le monde entier, c’est l’arme à feu. »

Brice Hortefeux a précisé que le Taser n’avait été utilisé que 822 fois en 2009, sur plusieurs millions d’interventions et que, selon lui, son usage est strictement limité et encadré. C'est la première fois en France qu'une utilisation du Taser coïncide avec un décès.

Les réactions des opposants au Taser

Pour Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Brice Hortefeux « défend l’indéfendable ».

« Avant même que l’enquête interne ait rendu ses conclusions, Brice Hortefeux reprend, mot pour mot, l’argumentaire commercial de la société Taser », déclare-t-il dans un communiqué.

Pour le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), l’homme décédé est devenu « une nouvelle victime de la politique du chiffre à l’égard des sans-papiers ».

Le MoDem de François Bayrou estime que ce sujet ne doit pas être traité à la légère : « La France ne peut pas faire l’impasse sur un débat approfondi concernant l’armement de ses forces de l’ordre et la formation des personnels aux nouveaux usages des armes dites non létales », écrit-il dans un communiqué.

Agrément officiel pour des décharges de 50 000 volts

Le pistolet à impulsion électrique, censé permettre de maîtriser des personnes sans risque mortel, envoie des « dards » qui propagent des décharges de 50 000 volts.

L’arme, qui s’est répandue partout dans le monde depuis 2004, a obtenu un agrément officiel pour équiper police et gendarmerie en France en 2006, puis a été autorisée pour la police municipale en 2008. Mais elle est au centre d’une polémique depuis plusieurs années.

La société qui commercialise le Taser en France, SMP Technologies, a estimé qu’il fallait attendre les résultats de l’enquête avant d’incriminer son produit.

Une arme capable de tuer ?

L’organisation Raidh (Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’homme) a demandé un « moratoire immédiat de cette arme de torture susceptible de donner la mort ».

Le Taser est très critiqué par l’organisation des droits de l’homme Amnesty international, qui assure que cette arme met en danger de mort des personnes vulnérables comme les cardiaques, les drogués et les femmes enceintes.

L’organisation parle de centaines de morts aux Etats-Unis, le chiffre de 330 morts étant avancée dans un rapport de 2008 qui demandait la suspension de l’usage de l’arme.

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-La-polemique-sur-le-Taser-est-relancee-_39382-1605268_actu.Htm

Publié dans Société

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