Le "grenelle de l'environnement" sauce purin de SARKO, c'est épandre plus de lisier, pour polluer plus !

Publié le par Carland

aaaaa-cochon-haine-WEB.JPEGLe Journal Officiel a publié mardi le décret qui va permettre d'augmenter les quantités d'azote épandues sur les terres agricoles, et va à contre-courant des efforts de réduction des nitrates dans les eaux.

Le décret, signé par le premier ministre et les ministres de l'Agricuture et de l'Ecologie, étend la surface prise en compte pour le calcul du plafond d'épandage d'azote (170 kilos par hectare), en prenant comme référence la surface agricole utile (SAU) et non plus une «surface potentielle d'épandage» plus restreinte.

Cela suscite la colère des associations environnementales comme Eau et Rivières de Bretagne, qui estime que le décret «va permettre d'augmenter de 20 % les quantités d'azote épandues sur les sols!».

La parution de ce décret «intervient alors que la commission européenne exige de la France, dans une lettre du 17 juillet dernier, des explications sur sa politique de prévention des marées vertes», déplore l'association dans un communiqué, qui ajoute que «le ministère reste sourd aux protestations des Bretons».

Un décret incohérent

Depuis 2001, en application de la directive européenne «nitrates», les agriculteurs pouvaient épandre jusqu'à 170 kilos d'azote organique (effluents animaux comme le lisier) par hectare de surface épandable.

Cette surface potentiellement épandable (SPE) déduit les «surfaces à proximité des cours d'eau, du littoral, des tiers».

Mais le nouveau décret prévoit que la quantité maximale d'azote contenu dans les effluents d'élevage pouvant être épandue annuellement «ne peut être supérieure à 170 kilos d'azote par hectare de surface agricole utile».

Au printemps dernier, le projet de décret «avait soulevé une vague de protestations en Bretagne, en particulier auprès des communes littorales envahies par les algues vertes», a également indiqué Eau et Rivières, en rappelant que «le relèvement des plafonds d'épandage de lisier était jugé incohérent avec les programmes engagés pour réduire la pollution par les nitrates».

Les rejets azotés liés à l'élevage industriel et à l'épandage d'engrais sont considérés comme propices à la prolifération des algues vertes, dont la décomposition provoque des gaz toxiques.

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Algues-vertes.-L-Etat-autorise-une-augmentation-de-l-epandage_39382-1999205_actu.Htm

Publié dans Ecologie

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