Landivisiau (29). Centrale au gaz : plus de mille opposants en ordre de marche (video)

Publié le par Carland

 

Un millier de personnes ont défilé, hier matin, à Landivisiau (29), où la construction d'une centrale au gaz est prévue en 2016. Au cours d'une marche qui s'est déroulée dans le calme, les opposants à cette usine ont répété leur refus d'une telle implantation. [Vidéos]

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Ils espéraient au moins 800 personnes pour ce premier rassemblement depuis que l'annonce est tombée. Une marche citoyenne qui avait valeur de test afin de mesurer le degré de détermination dans la lutte contre cette centrale au gaz dont la construction est programmée à Landivisiau, cité nord-finistérienne de 9.000 habitants.
À l'heure de la dispersion des troupes, sur les coups de midi, les chefs de file de l'opposition à cette usine affichaient donc une mine réjouie. Car hier matin, trois jours après l'annonce faite par Éric Besson, le ministre de l'Industrie et de l'énergie, ce sont finalement un peu plus d'un millier de manifestants qui ont défilé durant une heure et demie.
Des jeunes, des retraités, des familles, des syndicalistes, des politiques, des écologistes... Qu'ils soient de Landivisiau ou d'ailleurs, tous ont clamé «Non à cette centrale, ici ou ailleurs». Un slogan largement repris tout au long d'un cortège qui s'est rendu jusqu'au site prévu pour accueillir cette unité de production d'électricité d'ici l'automne 2016. Un terrain de dix hectares sur la zone industrielle du Vern, tout proche de la RN12. À tout juste 1,5 km de l'église.

Peur de la pollution
«C'est beaucoup trop près du centre-ville», peste Guillaume, 84 ans, domicilié à 300 m du site retenu. Et dont les pensées vont pour «ces enfants qui, à l'école et dans les stades, vont respirer toute cette pollution». Pollution. Un mot qui revenait sur toutes les lèvres hier matin. «On est là pour protéger la santé de nos enfants. On a peur de la pollution que cette centrale va générer», témoigne ainsi Cathy, Landivisienne âgée de 34 ans, en dirigeant sa poussette. «Je ne suis pas rassurée», glisse, pour sa part, Virginie, 32 ans. «J'habite à Landivisiau depuis quatre mois. Pas sûr que je serais venue si j'avais su qu'il y avait un projet de centrale ici», poursuit-elle.
Domiciliée dans le bourg voisin de Lampaul-Guimiliau, Maguy, âgée de 65 ans, est, elle, plus virulente. «On en a assez ! Avec la proximité de la base aéronautique navale, on souffre déjà du bruit des avions. On n'a pas besoin en plus de respirer cet air pourri».

«Combattez !»
Et puis, il y a «cette absence de débat démocratique» que plusieurs ne digèrent pas. Comme Michel, 70 ans, de Saint-Rivoal. «Cette façon dont les choses nous sont imposées, c'est inadmissible. On prend les gens pour des imbéciles».
Un point de vue évidemment partagé par l'association «Landi doit dire non à la centrale» et le collectif Gaspare. «Il est encore trop tôt pour parler de la suite. Mais il y aura d'autres rendez-vous, c'est certain», promettent-ils. Confortés par le collectif qui, en 2009, avait fait capoter un projet similaire à Ploufragan. «On vous soutiendra. Combattez !».

Publié dans Ecologie

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