IUFM de Bretagne. Malaise des personnels universitaires

Publié le par Carland

Les personnels des centres IUFM de Bretagne ont manifesté devant l'université de Bretagne occidentale, hier. Ils entendent maintenir en l'état tous les postes et spécialement ceux des contractuels.

Comme un condensé en accéléré de toutes les réformes qui ont touché et touchent l'enseignement supérieur depuis quelques années: telle pourrait être la synthèse (hâtive) de la manifestation orchestrée, hier, par une intersyndicale des personnels des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) bretons. Rappelons, pour commencer, que les cinq sites préparatoires (Brest, Quimper, Saint-Brieuc, Rennes et Vannes) se rassemblent aujourd'hui, et depuis 2008, sous la seule bannière de l'UBO, l'université «intégratrice». Rappelons ensuite que depuis la loi sur l'autonomie, les universités gèrent leur personnel. Rappelons encore les réformes de la formation des maîtres et la «masterisation» nécessaire aux candidats capésiens et agrégatifs. Secouons pour découvrir le malaise qui anime les personnels des IUFM, matérialisé par une note qui devait rester confidentielle du président de l'UBO, Pascal Olivard, qui suggérait la suppression de six postes de contractuels, dont deux à mi-temps et le gel de cinq postes de titulaires mutés ou partant à la retraite. «Depuis l'intégration des IUFM à l'UBO, 19 postes ont déjà été gelés et trois transférés à l'administration centrale», rappelle Valérie Faucheux, de la FSU. Pour elle trop, c'est trop. «Les responsables universitaires estiment que nous sommes nombreux mais ils ne connaissent pas la réalité du terrain». Et notamment l'afflux des postulants au métier de maître des écoles qui n'est plus cadenassé par un numerus clausus. «Ce sont des étudiants qui sont dans les IUFM cinq jours par semaine, ce qui n'est pas le cas des capétiens». Lesquels sont aujourd'hui tiraillés entre leurs facs d'origine et l'IUFM. De quoi en perdre son latin...

Réponse personnelle avant le 15 juillet


Ce que savent les manifestants, à l'heure du dernier conseil d'administration de l'UBO, c'est qu'ils veulent un moratoire de deux ans pour faire les comptes en matière de personnel. Pascal Olivard ouvre alors son conseil à une délégation bretonne composée de sept personnes. «Pas de scoop» à l'issue de cet entretien, mais le président Olivard revient sur la fameuse lettre qui a mis le feu aux poudres. «Elle n'est pas définitive, c'était un avis que j'avais remis au directeur de l'IUFM le 22juin. Il m'a répondu hier». Le président a, par ailleurs, promis que tous les contractuels recevraient une lettre les informant de la situation avant le 15juillet, «mais je ne garderai pas un poste en trop». «On reviendra» a répondu le cortège, déçu, «on en attendait plus de soutien de l'université intégratrice».

  • Steven Le Roy

Source : http://letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/iufm-de-bretagne-malaise-des-personnels-universitaires-diapo-09-07-2010-983792.php

Publié dans Education

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