Hôpital de Carhaix : Ils ont raison, qu'ils soient punis !

Publié le par Carland

Contrairement à ce qui avait été annoncé un temps par la presse, le rassemblement de soutien aux défenseurs de l'hôpital a été maintenu. Si le substitut du procureur de Quimper espérait par l'annonce du report du procès démobiliser les Centre Breton il en a été pour ses frais.

Jeudi 3 décembre plus d'une soixantaine de personnes étaient bel et bien présentes pour entendre le juge prononcer le report au 8 avril 2010 du jugement de nos deux camarades.

A l'appel de l'association des usagers, des syndicats, du maire de Carhaix,du NPA... les défenseurs de hôpital n'ont pas manqués de témoigner de leur exaspération face à l'acharnement d'un état revanchard qui n'a de cesse de vouloir punir les Centre Bretons d'avoir par des manifestations pacifiques défendu leur droit à l'accès aux soins.

Le tribunal administratif les a d'ailleurs suivi en annulant l'arrêter de fermeture des services de chirurgie et maternité ordonné par l'ARH, le TA précisant bien que par cet arrêté l'ARH mettait en danger la vie de la population.

En mars 6 d'entre nous ont été jugés et relaxés. Pas satisfaisant pour l'état. Le parquet qui avait demander la relaxe pour 3 d'entre a fait appel du jugement y compris à l'encontre des 3 personnes pour qui le même parquet demandait la relaxe... Comprenne qui peut !

Fin mars, 26 autres personnes étaient convoquées, qui par la gendarmerie, qui par la police, qui par les deux. Depuis le parquet de Quimper "pioche" parmi les personnes convoquées pour audition et les cite à comparaitre. Les motifs sont parfois baroques : une personne est convoquée en janvier 2010 pour « UTILISATION DE KLAXON NON CONFORME ».

600 euros d'amende pour deux "tagueurs" de permanence du député UMP de la circonscription en octobre 2009.

Et début 2010, continuera le petit jeux cruel et pervers de l'état avec la convocation en janvier à Rennes des 6 devant la cour d'appel, la convocation devant le tribunal de Quimper de l'utilisateur de klaxon, suivi comme indiqué plus haut de la convocation le 8 avril des deux personnes dont le procès a été reporté hier.

Après la prise de parole du maire de Carhaix à la sortie du tribunal, les défenseurs de l'hôpital sont allés à la préfecture et ont obtenu qu'une délégation soit reçue. Les délégués ont demandés que cesse le harcèlement orchestré par l'état et que dans un soucis d'apaisement l'ensemble des plaintes soient retirées.

Ajoutons qu'a l'inverse la plainte déposée par le collectif des femmes enceintes pour mise en danger de la vie d'autrui à l'encontre de l'état n'a toujours pas connu le début d'un semblant d'intérêt de la part du parquet de Morlaix.

Manifestement, mettre en danger la vie de femmes enceintes ne mérite pas une attention particulière. Par contre essayer d'intimider les défenseurs de l'hôpital est une priorité.

Le sentiment (est-ce un sentiment ?) d'une justice à deux vitesse provoque l'exaspération et la colère de la population.

Les centre Bretons n'accepterons pas que continue cette chasse aux sorcières qui vise à masquer la réalité de la casse des services publics de proximité en Centre Bretagne.

 

Publié dans Hôpital de Carhaix

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article