Halte à la répression syndicale et aux sanctions à La Poste des Hauts-de-Seine (video)

Publié le par Carland

Trois bureaux de distribution du courrier des Hauts-de-Seine sont en grève plusieurs semaines : Châtillon depuis le 26 avril, rejoint par les facteurs et factrices de Clamart le 30 avril et d’Asnières le 4 mai. Les grévistes se battent contre la mise en place d’une nouvelle organisation du travail, Facteur d’avenir, qui supprime des tournées, modifie les régimes de travail et aggrave les conditions de travail des personnels de la distribution.

Plutôt que de rechercher la négociation et d’entendre les revendications des grévistes, soutenus par les syndicats SUD PTT et CGT, la direction du Courrier des Hauts-de-Seine a choisi de déporter le débat sur un tout autre terrain : celui de la répression. Tout d’abord en infligeant des blâmes à 27 postier-ères, puis en mettant à pied ou en suspension de fonction 8 autres agents. Alors que La Poste bafoue le droit syndical ainsi que le droit de grève, en empêchant notamment les représentants syndicaux et les grévistes de s’adresser à leurs collègues non-grévistes, celle-ci réprime durement en maintenant les sanctions pour 3 d’entre eux qui risquent pour l’un le licenciement et pour les deux autres des mises à pied (donc sans versement de salaire) pouvant aller jusqu’à deux ans.

En outre, 16 postiers et postières sont assigné-es ce jour au Tribunal Correctionnel de Nanterre, pour une soi-disant séquestration qui aurait eu lieu le 10 mai dernier dans les locaux de la direction du Courrier des Hauts-de-Seine. En fait de séquestration, les grévistes ont seulement occupé la direction afin d’obtenir l’ouverture de véritables négociations, avec la délégation qu’ils avaient mandatée. Les agents travaillant dans la direction pouvaient tout à fait aller et venir et étaient libres de sortir quand elles le désiraient, choix que certains n’ont pas fait.

Cette prétendue séquestration est un coup monté de toute pièce par la direction des Hauts-de-Seine, soutenue par la direction nationale du Courrier. Cette dernière est coutumière du fait puisque plusieurs postier-ères de l’ancien centre de tri de Bordeaux-Bègles passeront au tribunal correctionnel le 5 novembre prochain pour une présumée séquestration.

La fédération SUD PTT dénonce de telles méthodes qui n’ont pour but que d’ignorer les mouvements sociaux aujourd’hui à La Poste et d’éviter de répondre aux revendications légitimes des personnels. Elle demande un non-lieu concernant l’accusation de séquestration ainsi que la levée de toutes les sanctions.

D’ores et déjà de nombreux soutiens s’expriment. Des personnalités politiques et syndicales mais également associatives seront présentes afin d’afficher leur soutien aux 16 assigné-es.

Nb : la pétition de soutien : http://soutienpostiers92.rezisti.org/

Source : http://www.rezocitoyen.org/spip.php?article9096

Publié dans Services Publics

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