Groupe Trèves : Contre les licenciements, ceux et celles de PTPM veulent continuer à travailler dans leur usine !

Publié le par Carland

Cela fait maintenant un an que le groupe Trèves a annoncé son intention de fermer les usines  Sodimatex de Crépy en Valois et de PTPM à Ay en Champagne, et cela fait un an que les travailleurs de ces deux usines résistent et démontrent les mensonges patronaux.


Trèves a été le premier équipementier automobile a bénéficié de 55 millions d’euros accordées par le Fonds de Modernisation .des équipementiers automobiles, fonds  géré conjointement par le gouvernement et les deux constructeurs français. Gouvernement, Renault et PSA, Trèves : ils sont tous mouillés dans ce qui se passe à la Sodimatex et à PTPM.

Les travailleurs de PTPM ont toujours refusé le diktat de leur patron voulant fermer leur usine.  Ils ont. réussi à faire valoir l’illégalité des mesures annoncées, à obtenir un rapport d’expertise comptable démontrant comment le démantèlement des activités de l’usine d’Ay a été sciemment organisé, et ils ont pris directement leurs affaires en main en allant voir par eux-mêmes comment la production était réorganisée au plan européen par le groupe Trèves.

Les salariés de PTPM ont mené une véritable enquête en dépouillant les relevés informatiques et en contactant directement  leurs camarades européens.
Ils se sont ainsi rendus compte que le transfert d’activités annoncée vers des usines en Espagne (usine Trety) et au Portugal (usine Trecar) pour justifier la fermeture du site d’Ay était un vrai mensonge.  Dans ces deux pays,Trèves applique  aussi chômage technique, baisse d’activité et suppressions de poste. Et les mêmes motifs sont employés : "Augmentation de la tva et des charges diverses et variées !." ...A court terme TRECAR au Portugal et TRETY en Espagne vont mourir aussi !!

L’enquête leur a permis de savoir que contrairement aux informations officielles de la direction l’activité de l’usine d’Ay était pour une part  transférée dans une usine Travertex située en Roumanie. Cette usine devait d’abord produire seulement des pièces pour la Dacia Logan, mais elle est va aussi produire pour d’autres marques et d’autres usines. Et les responsables de PTPM ont bien été obligés de le reconnaître lorsque les preuves ont été apportées. Et ce ne sont pas des « experts » qui l’ont découvert, mais bien l’enquête faite directement par les travailleurs.

Et les menaces pèsent aussi sur les autres usines du groupe Trèves situées en France : MATT ( à Montcornet dans l’Aisne), MPAP ( à Ploermel en Bretagne), TREVEST ( à Etupes) et CERA (à Reims).
Les résultats financiers publiés par le groupe Trèves lui-même montrent qu’ils sont plus négatifs pour ces usines que pour Sodimatex et PTPM. On est alors en droit de se poser la question, et tous les salariés de PTPM se la posent : est-ce que le groupe Trèves ne veut pas garder seulement son siège social en France ? En éliminant d’abord des sites à l’équilibre comme PTPM et Sodimatex, n’est ce pas un moyen pour déposer plus facilement le bilan des 4 autres sites en difficulté ?

Manifestemet,  les fonds publics de 55 millions d’eurosversés par le gouvernement servent à restructurer le groupe Trèves et la branche des équipementiers automobiles au profit des seuls intérêts capitalistes, et à coups de suppressions d’emploi et licenciements. Les travailleurs de PTPM les refusent et veulent continuer à travailler sur place et à maintenir leur unité construite dans leur lutte.

D’un côté les quelques centaines  de travailleurs de PTPM et la Sodimatex, de l’autre un groupe faisant un chiffre d’affaires de plus de 700 millions d’euros en 2008, l’argent de Renault, PSA et tout le gouvernement. Ceux et celles de PTPM et de Sodimatex ont réussi à tenir plus d’un an dans ce combat a priori inégal. C’est bien d’un soutien dont ils ont besoin pour gagner. Le temps n’est plus aux bonnes paroles, mais aux actions tous ensemble. Ne pas laisser tomber PTPM, Sodimatex et tous les travailleurs du groupe Trèves !

Correspondant NPA usine PTPM d’Ay

Source : http://www.npa-auto-critique.org/article-contre-les-licenciements-du-groupe-treves-ceux-et-celles-de-ptpm-veulent-continuer-a-travailler-dans-leur-usine-48106365.html

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