Fre Gaza : ça gueule en France, on est pas des voyous de Neuilly!

Publié le par Carland

+ Provocation ou violence gratuite: deux versions s'opposent

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, ce lundi à Paris, dans un climat tendu pour protester contre l'attaque israélienne de la flottille pour Gaza.

Des heurts ont eu lieu dans le secteur des Champs-Elysées avec la police, qui a répliqué avec des tirs de gaz lacrymogène. La manifestation était organisée près de la station de métro Franklin-Roosevelt, dans le VIIIe arrondissement de la capitale, non loin de l'ambassade d'Israël.

 Les manifestants répondaient à l'appel de différents partis et associations dont le Parti de Gauche, l'Union juive française pour la paix (UJPF), Sud-Etudiant et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap).

 

Des manifestants ont tenté de bloquer la circulation sur l'avenue des Champs-Elysées où ils ont déployé un immense drapeau palestinien.

 Manifestations dans une vingtaine de villes

 Un rassemblement était aussi prévu en fin d'après-midi place des Terreaux, à Lyon. L'UJPF, le Mrap et d'autres associations ont appelé à des rassemblements dans une vingtaine de villes dont Strasbourg, Montpellier, Lille et Bordeaux. A Saint-Nazaire, 250 personnes sont descendues dans la rue, tandis qu'à Nantes ils étaient 400.

 Les réactions indignées, elles, se sont multipliées. En France, le président Nicolas Sarkozy a fait part de sa « profonde émotion » tandis que l'ambassadeur d'Israël en France, Daniel Shek, était convoqué par le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. « Toute la lumière doit être faite sur les circonstances de cette tragédie, qui souligne l'urgence d'une relance du processus de paix », a dit Nicolas Sarkozy dans un communiqué. Bernard Kouchner, lui, s'est dit « profondément choqué » par les conséquences de l'opération militaire israélienne.

 Dans l’opposition, le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a condamné « avec la plus grande fermeté » un usage de la force jugé « inacceptable et disproportionné ».

 « Après le massacre, la France et les Européens doivent contraindre Israël à lever immédiatement le blocus », a estimé pour sa part Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste.

 « Des conséquences graves dans les banlieues » ?

 Pour le collectif Banlieues Respect, fédération d'associations actives dans les quartiers difficiles, cet épisode sanglant « risque d'avoir des conséquences graves dans les banlieues ». Son responsable, Hassan Ben M'Barek, met en garde, dans un communiqué, contre les « graves tensions » susceptibles d'être ravivées « entre juifs et musulmans dans nos banlieues ».

 Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) « déplore les conséquences humaines tragiques » de cet acte tout en évoquant une possible « provocation du Hamas ».

Publié dans Manifestations

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