François Cuillandre (maire de Brest) : pas de gueux dans ma mairie

Publié le par Carland

"Il faut que l'Hôtel de ville puisse reprendre son rythme normal. Le marché de Noël sera inauguré samedi. Et puis des ministres viennent à Brest la semaine prochaine. Je tiens à défendre les couleurs de la ville."

François Cuillandre ou l'art de sérier les problèmes !

Pour le maire PS (je n'ai pas écrit de gauche !) de Brest la priorité ne sont pas le chômage et la précarité. Non l'urgence pour le maire de Brest en ce 27 novembre 2009 c'est : l'inauguration du marché de noël le lendemain et surtout la visite de Fillon le 2 décembre qu'il entend bien recevoir avec les honneurs dans sa mairie bien clean, bien aseptisée, surtout pas une maison du peuple occupée par le peuple.

Pour François Cuillandre,

Défendre les couleurs de la ville de Brest c'est une mairie débarrassée de ces gueux qui offense la vue (peut être aussi les narines ?) de ce valeureux élu PS.

Défendre les couleur de la ville de Brest c'est accueillir en fanfare un premier ministre dont l'objectif assigné par le MEDEF est de pousser toujours plus de gens dans la précarité.

Défendre les couleurs de la ville de Brest c'est insulter des hommes et des femmes qui ont pour seul tort de rester dignes et ne pas accepter l'inacceptable : la violence sociale organisée par le patronat et sa clique de serviles porteurs de rolex.

Et pourtant,

La réalité vous rattrape monsieur Cuillandre. Cette réalité du chômage, de la précarité n'est pas virtuelle elle a de millions de visages en France.

Ce ne sont pas des statistiques qui occupent «VOTRE» mairie ce sont des gens de chair et de sang et cela vous gène de les regarder dans les yeux tous ces gens qui vous renvoie au visage les résultats de 30 ans de la politique libérale que vous et vos amis du PS avez si bien accompagnée.

Y a un proverbe qui dit grosso modo ceci : étrangler le chat OK mais pas le regarder mourir. Méditez le monsieur le maire...

L'article d'où est extrait la citation se trouve ci-dessous.

La réponse du collectif aux propos de Cuillandre est [ici]

Carland



L'article du Ouest France paru le 27 /11

Un collectif « contre l'injustice sociale » occupe le salon Richelieu depuis une semaine. Le maire réagit.

Trois questions à... François Cuillandre, maire de Brest

Comment avez-vous réagi à l'occupation de la mairie, depuis une semaine, par une quarantaine de personnes du collectif « contre l'injustice sociale » ?

Je n'ai jamais refusé le dialogue. Je leur ai d'abord proposé de rencontrer deux ou trois porte-parole. La réponse a été « tout le monde ou personne ». Je n'ai pas pour habitude de répondre aux convocations. Mercredi soir, nous sommes quand même allés les voir avec quelques élus de la majorité. Mais l'échange a tourné court. Nous pouvons dialoguer sur les dossiers de nos compétences. Mais les problèmes globaux qu'ils soulèvent relèvent de la politique nationale. Pourquoi ne vont-ils pas occuper la sous-préfecture ?

Que demandez-vous ?

Il faut que l'Hôtel de ville puisse reprendre son rythme normal. Le marché de Noël sera inauguré samedi. Et puis des ministres viennent à Brest la semaine prochaine. Je tiens à défendre les couleurs de la ville. Les conflits sociaux ont toute leur place en ville. Mais c'est trop facile de prendre la mairie pour cible. C'est une appropriation privée de locaux publics par un petit groupe. Cela ne peut pas continuer.

Y a-t-il un ultimatum, une menace ?

Pas d'ultimatum. C'est un terme militaire. Je leur ai demandé de partir, c'est tout. Je n'ai pas la volonté d'utiliser la force publique. Je parie sur l'intelligence humaine. Et je pense que les Brestois partagent cette idée.

Recueilli par

Sébastien PANOU.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_--Trop-facile-de-prendre-la-mairie-pour-cible-_29019-avd-20091127-57218909_actuLocale.Htm

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article