Extermination

Publié le par Carland

Oui Remi, malgré les menaces que tu as fait par avocat interposé au camarade du CSP je reproduit son article.

D'abord parce qu'il est bon et aussi par solidarité. Un mot j'en conviens totalement désuet et que tu méprise au plus haut point.

Mais le mot solidarité a encore un sens pour la majorité d'entre nous, alors comme tu semble avoir l'extermination facile tu peux m'inscrire sur ta liste de nuisibles !

Carland


Tu t'appelle Rémi de ton petit prénom et ça ne s'invente pas, Karcher de ton petit nom. Une sorte de prédestination, en somme. Et jusqu'à il y a peu, tu étais directeur des bureaux de poste de Paris-Sud avant d'être muté en catastrophe suite à un mail assez malheureux parlant "d'exterminer" les mauvais vendeurs dans ton service.

Je me permets donc de m'adresser à toi en te tutoyant parce que vois tu, RémiKarcher, tu es un symbole. Celui de la parfaite inhumanité hystérique d'un système politico-économique se nommant "néolibéralisme" qui a infesté nos sociétés depuis trente ans en se parant de chatoyantes couleurs de "responsabilité", "d'individu" et même ô ironie, de "liberté", quand on se rend chaque jour un peu plus compte, et entre autre grâce à des gens comme toi, que ce néolibéralisme ne veut que l'avilissement et la peur; et ce dans le seul but de fabriquer le plus d'argent possible au profit d'une minorité.
Et ce système politico-économique, si inique et injuste soit-il, ne peut pas, ne pourrait pas fonctionner un seul jour sans les cohortes de Rémi Karcher dans ton genre, de ces petits soldats obéissants à la fois enthousiastes et veules, dont la seule véritable fonction dans une entreprise est de pressurer à mort ses salariés par des méthodes de management se rapprochant d'un mix de harcèlement moral et le terrorisme psychologique. Avec les dégâts humains que ça occasionne inévitablement mais dame : on est dans la jungle, n'est-ce pas ? Et toi Rémi Karcher, t'es un killer éduqué dans ces nids à parasites d'écoles de commerce où on t'as appris à ne pas faire dans le sentimentalisme.

Et c'est toi le produit parfait de notre triste époque qui voit des rats de ton espèce pulluler dans les services publics au nom d'impératifs de rentabilité. Allons, ne te choque pas si je te qualifie ainsi de muridé ; après tout, toi quand tu te lâches, tu n'hésites pas à appeler à l'extermination, symbolique certes mais tout de même. On va dire que tu es symboliquement aussi rampant et révulsant que ces petits mammifères, hein, on dire ça ?

Oh je me doute bien que tu n'est qu'un exécutant. Les gens comme toi sont toujours des exécutants, c'est en tout cas la sempiternelle excuse qu'il présentent quand il arrive qu'on leur demande des comptes ; "J'ai obéi aux ordres", n'est-ce pas ? Et bien loin de moi l'idée de faire des comparaisons audacieuses avec d'anciennes époques, mais quand même, il faut avouer que si les buts diffèrent quelque peu, la structure de fonctionnement reste la même, toujours la même. Une tyrannie est incapable de fonctionner sans les multitudes de zélés agents qui obéissent sans trop se poser de questions à tous les ordres qu'on leur donne, même les plus dégueulasses. À la limite, ce n'est même pas une question de personne mais de contexte : placez n'importe qui dans une situation où une autorité apparaissant comme légitime ordonne de commettre des exactions, et à 80 % les gens obéiront. Parfois sans douter ; parfis dans la douleur et les larmes. Mais ils obéiront. Milgram, ça te dit quelque chose, Rémi ? Non, certainement que non, puisque comme tous les managers, tu es une crevure inculte qui ne s'intéresse à rien d'autre qu'à son boulot d'inutile et à sa carrière de beauf.
Et puis après tout, tu n'est qu'un exécutant qui obéit aux ordres qu'on lui donne, pas vrai ?

Ainsi, pendant que des Castafiores hystériques ressassent leurs névroses en boucle en se fabriquant des fantômes, des centaines et des milliers de RémiKarcher comme toi obéissent aux ordres et bouffent la vie de leurs subordonnés. Gageons au passage que notre bourgeoise n'aura jamais de vapeurs concernant toi et les tiens, qui êtes pourtant autrement plus dangereux que la poignée d'aliénées enburquisées qui hante toutes ses pensées. Sauf qu'évidemment, s'interroger sur le pouvoir hideux de chefaillons dans une économie de marché, et sur les conséquences dramatiques non seulement sur les salariés directement concernés mais sur l'ensemble du monde du travail obligé de se plier aux règles de fer du management par la terreur, c'est poser de vraies questions et travailler dans la réalité. Ce dont elle est parfaitement incapable à l'évidence.

Puisque pendant que des imbéciles fantasment sur des histoires d'invasion immigrée, ça évite de regarder de trop près un système politico-économiqueRémi Karcher à la chaîne. C'est d'ailleurs le but : quand on travaille sous la domination de ce genre d'esclave en costume-cravate, vaut mieux désigner les bronzés comme responsables de sa vie de con soumis que prendre conscience que le vrai responsable, c'est le type du bureau à l'étage au-dessus.

Il m'arrive parfois, quand je lis ce genre de nouvelles, de me laisser aller à de douces rêveries où on se promènerait dans un monde complètement débarrassé des managers. Parfois même, il m'arrive de me projeter très loin dans l'esprit et de me demander quel bruit ça fait, un manager qui s'écrase en bas d'un immeuble de la Défense...
qui fabrique des

Simple curiosité intellectuelle, il va sans dire.

Source : http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2010/04/extermination.html

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D


Bonne initiative. Soyons solidaire pour garder le peu qu'il nous reste : la liberté de dénoncer ce monde.



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