Douarnenez, école publique. Le breton fait du reuz

Publié le par Carland

8 juin 2010 Le Télégramme

La majorité municipale vient de décider de ne plus financer l'initiation au breton dans les écoles primaires publiques de la ville. Les socialistes s'en émeuvent.

Dans un communiqué, Tangi Youinou, Hervé Fourn et Annick Le Goff, conseillers municipaux socialistes, dénoncent la décision prise tout récemment par le bureau municipal de ne pas reconduire une convention concernant l'initiation au breton dans les écoles maternelles et primaires publiques de la ville.

Pas les classes bilingues


Quelques éclaircissements s'imposent. À Douarnenez, il y a cinq écoles primaires publiques. Victor-Hugo et Marie-Curie en centre-ville, Laennec à Ploaré, Jules-Verne à Tréboul et François-Guillou à Pouldavid. François-Guillou a la particularité d'avoir en son sein des classes spécifiquement bilingues français-breton (cinq classes sur les dix de l'école). Ce ne sont pas ces classes qui sont concernées par la récente décision municipale.

Une convention signée en 2007

Ce qui est concerné, c'est un programme d'initiation au breton dans les petites classes, encouragé par le conseil général du Finistère. Concrètement, le Département propose aux communes qui le souhaitent de s'engager, par convention sur trois ans, à cofinancer l'intervention d'animateurs bretonnants dans les écoles. Ce qu'avait fait la précédente municipalité. Et cette convention arrive à échéance à la fin de cette année scolaire. «Nous n'avons pas souhaité la reconduire pour trois raisons, explique Dominique Tillier, adjointe aux affaires scolaires. D'abord parce qu'il y a déjà une offre d'enseignement bilingue sur la ville avec François-Guillou. Deuxièmement, il y a le coût. La participation annuelle de la Ville pour cette initiation tourne autour de 13.400 € (NDLR: le conseil général abonde d'autant). Enfin, cette initiation n'est pas du tout homogène. Seules quinze classes l'ont intégrée dans leur projet d'école, sur les 40 classes «monolingues» que compte la ville (*). De plus, deux de ces classes interrompent l'initiation après le CE2».

Stupéfaction des parents

«La défense des langues régionales passe avant tout par leur enseignement, argumentent les socialistes. Toute politique éducative et culturelle qui oublierait cela perdrait beaucoup de sens». Du côté des trois écoles qui se voient privées de cette initiation, c'est l'étonnement, voir la stupéfaction pour certains parents qui tenaient à cette initiation. Les directeurs d'écoles n'avaient pas été consultés. Ils ont été mis devant le fait accompli. Vendredi, ils ont reçu copie du courrier du maire adressé au conseil général lui signifiant son refus de renouveler la convention.

* 5h par semaine d'initiation sont prodiguées à Laennec, 4h à Victor-Hugo et 6h à François-Guillou, dans les classes «monolingues». Cette initiation est prodiguée par l'association Mervent.

  • Marie-Line Quéau

Note: Revanchards! Il faut faire payer la gauche en licenciements de militants culturels. La droite à un problème avec ses origines! Un bon bourgeois ne saurait être breton comme un vulgaire plouc. Il y a comme une volonté "d'assimilation" de l'indigène là-dedans.

Source : http://npa29quimper.over-blog.fr/

Publié dans Education

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