De Bretagne en Lybie, en passant par l’Allemagne...

Publié le par Carland

Titre fumeux pour une anecdote et quelques considérations à propos des guerres et leurs conséquences. Sur l’impact quelles ont sur la vie de ceux qui les subissent qu’ils y participent où pas.

Il y a quelque années, j’ai vu une voiture s’arrêter devant moi. En sort deux inconnus, l’un d’âge mûr, l’autre un peu plus vieux que moi, disons 30 35 ans. Des Allemands ! Pas arrivés là par erreur et pas des touristes ordinaires. Un ancien prisonnier Allemand et son fils, mais ça,je ne le saurais qu’après vu que j’entrave que dalle à l’Allemand.

Comme beaucoup d’autres, je me suis intéressé à la guerre au travers des livres. Heureusement qu’il y a les livres, parce que au fil des années, ma curiosité s’est toujours cassée les dents sur l’omerta. J’ai posé beaucoup de questions pour n’avoir dans le meilleurs des cas que des réponses évasives. Autant il est facile d’avoir des informations sur l’histoire avec un grand H, autant ils est difficile de connaitre la petite histoire, celle de tous les jours et des gens ordinaires.

Le vieux avais voulu monter à son fils la ferme où il avait travaillé lorsqu’il était prisonnier de guerre. On était quatre autour de la table de la cuisine. Deux jeunes qui écoutaient sans trop comprendre, deux homme mûr parler d’un époque, qu’ils n’avaient pas connu. Un fils de paysan de 17 ans à l’époque et qui fera quelque année plus tard son "service" en Allemagne et un soldat prisonnier guère plus vieux qui se retrouvaient après 40 ans...

Que se sont ils dit ? Bizarrement, je n’ai rien retenu de la conversation qui a duré un bon moment. Je sais qu’en Allemagne vit un gars que son père à fait voyager dans son passé. Que c’est émouvant de voir deux hommes que tout aurait pu ou (dû ?) opposer parler ensemble sans haine et qui se respectent. Les retrouvailles de deux hommes du peuple que la guerre des capitalistes avait mis dans un camp opposé. Deux gugusses pas dupes de l’utilisation que fait la bourgeoisie et ses valets du mot PEUPLE. Pas dupes des xénophobes de tous poils.

Tout ça pour dire qu’en Libye aussi il y a la guerre. Comme en 39/45 une guerre pour l’argent du pétrole. Comme toute les guerre elle se fait en utilisant le peuple, en tuant au nom du peuple, en créant artificiellement des divisions au sein même de ce peuple qui est bien entendu glorifié.

Pourtant cette guerre entre les partisans d’un dictateur et les dictateurs armés par l’OTAN est une guerre contre le peuple. Une guerre civile qui plus est qui laissera des traces pour des dizaines d’années dans les mémoires.

Facile d’effacer des milliers d’hommes, femmes et enfants de la surface de la terre. Facile !

Pas facile d’effacer dans les têtes l’absence d’une mère, d’un père, d’un enfant de la tête de tous ceux qui ont dans cette guerre perdus un(E) proche à cause de règlements de compte entre les forces d’argent. Pas facile !

En Libye, le peuple à tout perdu. On lui a seulement changé de collier. La liberté n’a pas avancé d’un pouce.

Un jour, il faudra la faire la guerre contre les profiteurs qui pillent la Libye, qui saignent à blanc le peuple Grec, etc... Ce sont les mêmes et nous finirons bien par trouver le moyen de les mettre à genou et de les empêcher d’utiliser ce mot qui dans leur bouche et leurs discours n’ est que manipulation et dévoiement. Un jour le peuple s’émancipera réellement. Ce jour là, le communisme aura réellement avancé !

De Bretagne en Libye, en passant par l’Allemagne, nous avons les mêmes chaines et le même collier !

Carland

Publié dans Guerre

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