Collectif Non Syndiqués – SUD : dernières nouvelles de la lutte au CHS Marchant à Toulouse

Publié le par Carland

Et il faudrait faire place nette devant l’hosto ?!

 

Non, nous ne sommes pas des jusqu'auboutistes.

Non, nous ne sommes pas isolés !

Nousrestons parce que pour le moment, au regard de nos revendications communes CGT-FO-SUD-Non Syndiqués du 18 octobres, peu d'entre elles ont étés satisfaites (cf recto de la brève). Il n’est pas question de faire place nette tant que nous ramons dans chacun de nos services pour offrir des « prestations de soins » aussi minables !

Nous restons parce que ce lieux est le seul encore existant pour faire vivre les revendications autour de la politique actuelle de santé (cf. discours de Fillion la semaine passée où il explique bien que la « santé sera évidement concernée dans la politique de rigueur qu'il compte mettre en place » Le Monde du vendredi 26 novembre).

Nous restons parce que de nombreuses personnes extérieures à l'établissement viennent nous soutenir, nous expliquer que notre lutte est exemplaire et qu'il y a beaucoup d'attente autour de cette tente. Si nous gagnons sur les emplois, si nous faisons plier l'ARS (Agence de Régression Sociale), le CHU, Albi, Lanemezan et les dizaines d'hôpitaux en lutte partout en France sauront que c'est possible et se lanceront à leur tour contre la politique de rigueur des hôpitaux.

Pour le moment, aucun emploi n'est créé sur l'hôpital, préalable indispensable à la levée de la tente. Les conditions de travail de tous sont intolérables et du coup les conditions de soins inacceptables ! Nous ne pouvons plus travailler dans ces conditions indignes ! Un seul exemple : A l’UCEP en 1 an, 30 agents (Secrétaire, Assistantes Sociales, Cadres de Santé et Infirmiers) sont partis, sont en partance ou demandent à partir !

Comme nous ne pouvons pas arrêter la « production », nous ne pouvons pas permettre de perturber le fonctionnement de l'hôpital. Par contre, le tente est visible, elle reste une épine dans le pied des directeurs, et ça, ça ne plait pas.

Du coup le directeur essaie de jouer le pourrissement, la division et la désinformation. Ça marche peut alors il nous coupe l'électricité, nous envois l'huissier (on vient de recevoir un commandement de quitter les lieux).....


La tente emmerde et obtient des résultats !

 

C'est grâce à elle que comme par enchantement les problèmes de dotation en matériel, de réparations qui duraient depuis des mois sont en cours de résolution.

C'est grâce à notre visibilité que les collègues du long séjour obtiendront une prime quelque soit leur fonction.

C'est grâce à son impact médiatique que les autres hôpitaux en lutte de la région ont une caisse de résonance.

Alors tant que nous n’obtenons pas de postes supplémentaires, nous n'arrêterons pas. Si à l'ARS, le Directeur veut prendre le risque d'une extension du mouvement ça nous va, et nous y travaillons.

La CGT Marchant quitte la tente, pas la lutte. D'ailleurs les syndicats du CHU et de l'interpro passent toujours sur le campinge et nous construisons ensemble à une lutte commune.

Nous nous sommes engagés dans une course de fond, à la pire période de l’année. Nous ne nous donnons pas le choix. S’il est difficile de dormir à la rue alors que les températures tombent en dessous de zéro, il est encore plus difficile d’accepter de vendre jour après jour un idéal de soin ! La participation de chacun reste indispensable. Que ce soit pour tenir la Tente que pour nous fournir en thermos de café !

Vendredi 19h : projection « Bombarde et lacrimo » film sur la lutte victorieuse de l'hôpital et de la ville  de Carhaix en Bretagne.

Samedi 18h : Concert avec « The Modest Lovers »

Nous revendications du 18 octobre (en gras ce que nous avons obtenu.... sans commentaires & en italique les revendications nouvelles que vous nous avez soumises en passant nous voir)

Sur un plan local, nous exigeons que :

-        La direction cesse d’alimenter la pénurie d'infirmier(e)s et embauche immédiatement les candidats qui postulent pour palier le manque de personnel, source de danger pour les patients comme pour les soignants. Nous estimons maintenant à 54 embauches tous corps de métier confondu sur l'hôpital pour fonctionner dignement.

-        La direction mette en place des conditions financières attractives pour les étudiants en soins infirmiers (800 euros aux étudiants en 3ème année et que le nombre de bénéficiaires passe à 20) (nous avons obtenu le financement de 10 étudiants et à 400 € / mois)

-        Les agents contractuels (soignants, administratifs et techniques), depuis plus d'un an soient immédiatement stagiairisé(e)s.

-        Les Aides –soignants et les agents de service hospitalier de RISER puissent eux aussi bénéficier des 14h d’heures sup exceptionnelles, au même titre que les infirmiers.

-        Les agents contractuels de l'USLD et de Lévy perçoivent la même prime de pénibilité (NBI) que les infirmiers.

-        L’hôpital cesse de sous-traiter au privé les services d’entretien et techniques.

-        Les mutations, renforts arbitrairement décidés par la nouvelle Direction des Soins cessent immédiatement.

 -        La mise en place d'une politique d'accompagnement pour permettre l'obtention des diplômes par la validation des acquis aux ASH.

-        À Riser Un effectif de fonctionnement pour les infirmiers à 2 le matin, 2  le soir, 1  la nuit (la direction reviendra à 2/1/1 après la période de renfort), pour les aide-soignants à 6/4/2 (5/3/1 actuellement) et les agents de service hospitalier à 4/2/0 (au lieu de 3/1/0).

-        Qu'aucun des 50 postes nécessaires à l'ouverture de l'unité d'hospitalisation spécialement aménagée (U. H. S. A) en 2011 ne se fasse au détriment des postes déjà budgétés pour faire fonctionner l'hôpital. Il faut savoir qu'à Albi la création de l'UHSA a entrainé la fermeture de 2 hôpitaux de jour.

-        Que la maison d'accueil spécialisée soit remise en tête des priorités afin de donner des conditions de vie plus tolérables pour les patients des Lévi.

-        Le payement des jours de grève. 

 

Sur un plan national, nous exigeons que :

-        la réforme des retraites, pénalisant doublement le personnel soignant (travail en 3/8, professions à majorité féminine), soit immédiatement retirée.

-       Soit voté au Parlement la suppression de tous les ordres professionnels. L'arrivée de Xavier Bertrand au ministère de la Santé relance le danger d'un retour de l'obligation d'inscription et de cotisation à l'ordre infirmier. Il faut savoir que c'est lui qui en est l'instigateur depuis le début.

   -        la réforme sécuritaire de l'hospitalisation sous contrainte soit réévaluée.

Publié dans Santé

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F


merci pour votre soutient. ce soir on passe le film sur votre lutte pour garder les urgences à Carhaix.


en espèrant que cela prenne partout en bretagne et en france.


 


un grèviste de marchant



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C


Bon courage à vous. On ne doit pas laisser les parasites du privé casser nos hostos !