Chateaulin/ Lopérec - Le Nivot. Ils ne veulent pas de «l'usine à cochons»

Publié le par Carland

Après Trébrivan, voici venir Le Nivot et son projet d'usine à cochon. Les charognards de l'agro businness on décidé de faire du centre Bretagne une poubelle ou l'on retrouvera pêle mèle des décharges comme à Plouray et des verrues industrielles type "maternité" porcine à Trébrivan qui sont dangereuses pour l'homme et la nature.

Tout ça sous les ordres des industriels qui n'ont comme objectif que l'argent et encore l'argent.

Qu'une école privée se mette au service des actinnaires est logique, il s'agit aussi de (dé) former les esprits des jeunes pour leur faire adopter un modèle qui a tué l'agriculture paysanne et qui va contre leur propre intérêt.

Pas grave pour nos amis friqués : ils nous envoient dans le mur. Ils s'en balancent ce n'est pas eux qui vivent autour de leurs usines à polluer !

Carland

 


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Samedi, l'association Vivre dans les monts d'Arrée a manifesté son opposition au projet du Nivot. Le lycée agricole de Lopérec envisage la création d'une maternité porcine de 749 truies.

Je trouve déplorable d'organiser une manifestation le jour des portes ouvertes sur un projet hypothétique», se désole Jean-François Ripot, le directeur du lycée agricole privé. «Ce projet n'est qu'une hypothèse de travail parmi d'autres. Aucune décision n'a été prise», renchérit Yves Kermarrec, le président de l'association gestionnaire du lycée. Celle-ci chapeaute les deux structures distinctes que sont l'école et sa ferme. Une ferme dont les finances vont mal et qui, de surcroît, va être contrainte, en 2012, à mettre aux normes son atelier porcin naisseur-engraisseur de 120 truies. D'où cette «hypothèse de travail» qui consiste à créer, en partenariat avec «sept ou huit porchers finistériens», une maternité porcine de 749 truies. Et non pas 800, comme cela a été annoncé. La confusion vient de l'arrêté préfectoral qui stipule que Le Nivot est autorisé à agrandir son élevage porcin «à hauteur de 800 places de porcs reproducteurs, 240places à l'engraissement et 120 de post-sevrage». Un arrêté qui n'a pas pour autant valeur de blanc-seing.


Pas plus de cochons

«L'État nous dit seulement qu'il n'est pas opposé au projet.Mais nous avions besoin de cet arrêté pour lancer des études et savoir sur quoi on pouvait ou non travailler. Mais le projet, s'il aboutit, n'aura pas une telle ampleur», assure Yves Kermarrec. «En mutualisant ainsi la maternité avec d'autres éleveurs qui, du coup, abandonneront leurs installations, cela n'augmentera pas le nombre de truies. Et chacun pourra supporter le coût des nécessaires mises aux normes». Des mises aux normes qui permettront de séparer les déjections liquides et solides. Ces dernières pouvant servir de compost; en n'épandant que les premières, la charge d'azote s'en trouve mécaniquement diminuée. Mais l'association de défense de l'environnement, Vivre dans les monts d'Arrée, ne l'entend pas de cette oreille. «Nous ne voulons pas d'une usine à fabriquer des cochons, qui plus est, au sein du parc d'Armorique», lance Joëlle. La militante soutient que ce projet «s'inscrit dans une politique généralisée d'implantation de maternités porcines industrielles en Bretagne, comme à Trébrivan». Quant à Claude, il redoute que le lycée ne se retrouve «pieds et poings liés sous la coupe de Triskalia». Des contacts ont en effet été pris avec le groupement de porcs de ce géant de l'agroalimentaire, issu de la récente fusion entre CAM 56, Eolys et Coopagri.

Pas le rôle d'une école

De plus, les opposants s'inquiètent de «l'augmentation du trafic des poids lourds dans la paisible vallée de la Rivoal». Les militants écologistes, conscients qu'il faut «sauver la ferme», ne sont pas «contre le lycée» et participent «régulièrement à ses fêtes». Néanmoins, ils estiment que «ce n'est pas le rôle d'une école d'implanter ce genre de projet» et qu'il existe «certainementd'autres modèles pédagogiques». De la pédagogie, il va falloir en faire preuve pour faire cesser la grogne.

Publié dans Ecologie

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