Brest : Dans le brouhaha, les élus ferment trois écoles (Ouest France)

Publié le par Carland

Les maternelles Porquet, Levot et Valy-Hir seront fermées à la rentrée. La majorité de François Cuillandre a fait bloc face aux parents d'élèves.

Pierre Maille avait joué la guerre d'usure jusqu'à 3 h du matin. C'était en 1997, dans un contexte similaire. François Cuillandre, lui, a poursuivi, dans le brouhaha des parents d'élèves des écoles maternelles Levot, Madeleine-Porquet et du Valy-Hir. Ils protestaient contre la fermeture à la rentrée de ces trois établissements, à l'ordre du jour du conseil municipal.

Différence entre 1997 et 2010, cette fois-ci, la délibération a pu être prise avant que les parents ne s'emportent. Avant le vote, François Cuillandre a d'ailleurs laissé un représentant de chaque école s'exprimer.

Pour Levot, on met en avant l'éloignement des écoles de « substitution » ; pour le Valy-Hir, un « délai trop court » pour se retourner ; pour Porquet, le côté « idéal » de cette école de deux classes seulement. Tous dénoncent la méthode. Tous demandent un moratoire d'un an.

« Courage politique »

Tous ces arguments, François Cuillandre veut bien les entendre, « à titre personnel ». Mais il oppose ses responsabilités de maire : « Faut-il saupoudrer nos moyens de manière irrationnelle ? Au plus fort du baby-boom, Brest comptait 16 000 enfants scolarisés. Aujourd'hui, 8 000. Il faudrait n'en tirer aucune conséquence ? »

Derrière lui, sa majorité fait front. Le PS bien sûr, mais aussi le PCF, Brest nouvelle citoyenneté, les Verts, l'UDB. Tous ceux qui prennent la parole essuient les quolibets : « Merci la gauche, merci les communistes ! », crie la salle. Confidence de François Cuillandre après le conseil : « Je salue les membres de la majorité. Ils ont fait preuve d'un vrai courage politique. »

Ce n'était pas l'avis de Renaud Le Floc'h (Union de la droite et du centre). Pour lui et son groupe, « tout le monde peut comprendre la nécessité de réorganiser les écoles et que vous deviez, monsieur le maire, faire face à la réalité, même si cela est parfois difficile. Mais cette triple fermeture dans ces conditions n'est absolument pas acceptable ». Il soutient la demande d'un moratoire d'un an.

Fortuné Pellicano (Indépendants) arrive à la même conclusion : « Un moratoire est acceptable, recevable. » Pour lui, « la décision de fermer les écoles est politique, qu'il faut prendre, et assumer. Il s'agit d'une décision municipale, qui n'est pas imposée par un choix de l'État ».

« C'était ridicule »

Mais pour la gauche, le moratoire n'est pas envisageable. « Qu'aurait-on fait pendant un an ?, interroge le maire. Ce délai aurait simplement servi aux parents d'élèves pour nous mettre la pression. » D'où son application immédiate, et assumée, de ce qu'il qualifie de « principe de réalité ».

Le vote entraîne immédiatement une réaction en chaîne de l'assistance. Plus aucune délibération ne peut être prise sereinement. Les élus ne s'entendent plus. La droite, symboliquement, quitte ses sièges, tout en restant dans la salle.

François Cuillandre redonne une dernière la parole aux opposants à la fermeture. Puis reprend l'ordre du jour, cette fois jusqu'à son terme. « Je considère que le conseil ne s'est pas tenu. C'était ridicule », confie Laurent Prunier.


Note:

La droite ne manque pas de ridicule! C'est pour obéir au même crédo ultra libéral que celui de Sarko, qui ailleurs fait fermer postes, maternités, gare et lignes de campagne, Clis et moyens pour handicapés, emplois jeunes , surveillants, profs ... que les socialistes et leurs laquais font ce boulot. Comme Straus-Kahn et le FMI en Grèce!

Et ils n'en sont même pas remerciés. Comme si les Bayrou, Villepin dont se réclame la "droite critique" n'était pas sur la même ligne!

En tout cas pour ce qui est du Npa, nous ne voulons pas faire partie des exécutifs. C'est clair. Nous somme mal compris?

Nous ne voulons pas être adjoint au maire, parce qu'en fin de compte, c'est pour voter ce genre de "réforme" qu'on nous convoquerait.

Cuillandre a refusé une fusion "technique", sans engagement, de nos listes en 2007, malgré les presque 10 % de la Gauche Debout que nous soutenions, car il savait à quoi s'attendre.

Une gauche "antilibérale" en parole, qui vote des réformes libérales çà oui!

une vraie gauche anticapitaliste au conseil municipal, çà non !

Source : http://npa29quimper.over-blog.fr/

Publié dans Education

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